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1956 : la raffinerie de Normandie, fleuron du groupe Total

1956 : la raffinerie de Normandie, fleuron du groupe Total

Ce vendredi 28 mai, lors de son assemblée générale annuelle, Total devait changer de nom pour devenir TotalEnergies. Le groupe pétrolier et gazier, l'un des six premiers de sa catégorie au niveau mondial, veut ainsi montrer sa diversification énergétique. Loin du tout pétrole de ses débuts. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.05.2021 - Mis à jour le 28.05.2021

1956 : la raffinerie de Normandie, fleuron du groupe Total

Ce vendredi 28 mai, lors de son assemblée générale annuelle, Total devait changer de nom pour devenir TotalEnergies. Le groupe pétrolier et gazier, l'un des six premiers de sa catégorie au niveau mondial, veut ainsi montrer sa diversification énergétique. Loin du tout pétrole de ses débuts. 


Par la rédaction de l'INA - Publié le 28.05.2021 - Mis à jour le 28.05.2021
Ensemble moderne de raffinage - 1956 - 00:58 - vidéo
 
Ensemble moderne de raffinage - 1956 - 00:58 - vidéo

C'est un changement de nom pour symboliser une diversification voulue dans les énergies plus propres, comme l'éolien ou le solaire, que le groupe Total s'apprête à entériner ce vendredi 28 mai pour devenir TotalEnergies. Face à la pression de ses investisseurs et de nombreuses ONG et associations de protection de l'environnement, le groupe basé à La Défense veut ainsi marquer sa volonté de prendre sa part dans la transition énergétique, alors que nombre de ses projets ont été par le passé critiqués pour le fort impact environnemental. 

En 1956, toute autre époque. Cette archive des "Actualités françaises" présente avec enthousiasme les importants travaux réalisés dans la raffinerie de Normandie : « Près du Havre, la Compagnie française de raffinage vient d'achever l'installation d'un ensemble qui compte parmi les plus importants d'Europe. L'édification de l'élément principal, le cracking catalytique, a nécessité l'assemblage de pièces dont le poids variait de 60 à 100 tonnes. Dans la chaîne des opérations de raffinage, le cracking catalytique permet d'obtenir le carburant le plus recherché actuellement, le super carburant ». 

L'année précédente, en 1955, la raffinerie de Normandie avait traité 3 100 000 tonnes de pétrole brut. Grâce à ces nouvelles installations, le reportage des "Actualités françaises" annonçait fièrement que l'usine serait désormais capable de produire « chaque jour 1800 m3 de super carburant. De quoi alimenter plus de 60 000 réservoirs de 4 chevaux. C'est un résultat qui mérite une mention spéciale au tableau d'honneur de la technique française. »

Cette archive, intéressante parce qu'elle traduit la différence entre les préoccupations de production d'hier et celles liées à l'écologie aujourd'hui, est également parlante en ce qu'elle nous plonge loin dans l'histoire du groupe Total. Le groupe pétrolier est une vielle entreprise, fondée en 1924, sous le nom de "Compagnie française des pétroles" (CFP), qui devient Total en 1954.

Dans les années 1950, la Compagnie française de raffinage (CFR) est l'entreprise de raffinage et de distribution qui dépend à cette époque de Total. Elle achète le pétrole brut aux ports d'embarquement du Moyen-Orient et du Sahara et le fait transporter jusqu'à ses deux raffineries de Gonfreville (l'usine présentée dans l'archive) et de La Mede, sur l'étang de Berre.


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