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1952 : la "police de l'alcoolisme" avec Tempérance secours

1952 : la "police de l'alcoolisme" avec Tempérance secours

Un Français sur quatre boit trop d'alcool, selon une étude de Santé publique France dévoilée mardi 9 novembre. Dans nos archives, de très nombreux sujets témoignent du souci majeur de santé publique que représente l’alcoolisme. En voici un, sur un ton léger, de 1952.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 09.11.2021
Au secours des ivrognes repentis - 1952 - 01:11 - vidéo
 

Un Français sur 4 boit trop d’alcool, selon une étude de Santé publique France portant sur les habitudes des Français en 2020. 23,7% des 18-75 ans interrogés, soit quasiment une personne sur quatre, déclarent consommer de l'alcool au-delà des repères à moindre risque fixés par l'organisme. Fait notable, les hommes à hauteur de 33,2% sont plus touchés par ce problème que les femmes (14,7%).

Dans les archives de l’INA, de très nombreuses archives témoignent du souci majeur de santé publique que représente l’alcoolisme pour la société, et ce à partir des années 1950.

Nous avons choisi de mettre en avant l’une de ces archives, qui traite de ce sujet dramatique sur un ton quelque peu léger, puisqu’il s’agit alors pour les "Actualités françaises" de faire la promotion du dispositif "Tempérance secours", qui vient en aide aux alcooliques au cœur de l’action, aussi vite que ne le ferait le meilleur des services d’urgence.

Le sujet commence par rappeler les vœux pieux des hommes s’adonnant à l’alcool, et qui, « un verre en entraînant un autre, [finissent] par se retrouver devant une imposante file de soucoupes. » C’est là qu’interviennent les bénévoles de l’association : « Un appel téléphonique chevroté déclenche le dispositif d’alerte Tempérance secours. Ce dispositif aussi précis que Police secours, mis au point aux Etats-Unis pour les 130 000 adhérents de l’association américaine des Alcooliques anonymes, provoque dans les plus brefs délais l’arrivée d’une équipe de service ». Celle-ci a alors deux moyens simples pour faire "désaouler" le pauvre homme : « entraîner le coupable dans une discussion philosophique ou tout simplement lui faire boire du café bouillant ».

Ce service d’urgence, fourni alors par six bénévoles, tous Américains, aura moins de succès que l’association des Alcooliques anonymes à proprement parler, qui, après avoir été créée dans les années trente aux Etats-Unis, ouvrira sa filiale française à la fin des années 1950.

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