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1952 : Produire, l’impératif du charbon lorrain

1952 : Produire, l’impératif du charbon lorrain

Jeudi 4 novembre, à Glasgow, une quarantaine de pays se sont engagés à abandonner le charbon pour produire leur électricité entre 2030 et 2040. Aujourd'hui considéré comme le principal contributeur au changement climatique, le charbon était au coeur de la relève industrielle française de l'Après-guerre.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 05.11.2021

Jeudi 4 novembre, à Glasgow, une quarantaine de pays se sont engagés à abandonner le charbon pour produire leur électricité, entre 2030 pour les plus riches, et 2040 pour les moins développés. Parmi les signataires, de gros consommateurs de charbon comme le Canada, le Chili, la Pologne, considérée comme le mauvais élève de l'Europe sur ce sujet, mais pas les plus gros consommateurs mondiaux, Etats-Unis, Chine et Inde.

Considéré comme le principal contributeur au changement climatique, le charbon était au contraire considéré au sortir de la Seconde Guerre mondiale sous l'angle de la relève industrielle des pays européens, et notamment de la France.

De nombreuses archives, notamment issues du fonds des Actualités françaises, montrent l'effort de reconstruction de l'un des principaux bassins houillers de France, en Moselle, au sortir de la guerre. En effet, largement abîmés par les années de conflit, les puits ont fait partie dès la Libération des priorités du gouvernement en matière d'investissements. Ainsi, par la loi du 17 mai 1946, les houillères étaient nationalisées et réunies sous le patronage de la nouvelle entité publique Charbonnages de France. 

Un important effort de modernisation des mines avait lieu et la production augmentait considérablement. En Lorraine, les effectifs atteignaient 46 000 mineurs en 1957, et la production atteignait son pic en 1964 avec 15.6 millions de tonnes extraites. Le mineur était devenu un ouvrier à part, fer de lance de la reconstruction du pays. 

L'archive présentée en tête d'article est représentative de cette période où c'est avant tout produire qui compte. Les considérations écologiques n'ont pas encore lieu, seule compte l'économie et la comparaison avec les autres pays européens, dans une sorte de compétition à celui qui extraira le plus de charbon. 

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