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Photo ina : Tarzan dans l'émission "Quatre temps", 1969

Tarzan l’homme singe

Bonjour. Faut-il encore me présenter ? Mon nom est John Clayton III, Lord Greystoke… La légende veut que je sois le fils de riches aristocrates anglais qui périrent dans la jungle africaine. Bébé sans défense, j’ai été recueilli par une tribu de grands singes, les Orangs. Dans leur langue simiesque, Tarzan signifie peau blanche. Me voilà baptisé.

Les figures paternelles et maternelles dans "Greystoke", 1989 (audio)

Doué de capacités physiques hors du commun, je deviens rapidement un athlète accompli.

Portrait de Tarzan, sketch de Jean Richard, 1957

Je suis aussi particulièrement intelligent. Grâce aux livres laissés par mes parents, j’apprends seul à parler – en plus du langage orang - un anglais impeccable.

Interview de Tarzan et de Jane, sketch, Jean Marc Thibaut et Roger Pierre, 1970

Dans la jungle, j’ai dû trouver ma place et impressionner mes ennemis potentiels. J’ai donc imaginé un stratagème : un cri reconnaissable entre tous, mais surtout très inquiétant.

Le cri de Tarzan, 1970

Beaucoup d’autres ont essayé de m’imiter depuis, il parait qu’il existe des concours dans le monde entier…

Cri de tarzan, 1985

Tarzan amoureux

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Jusqu’à l’âge adulte, je ne soupçonne pas l’existence d’autres humains. Un jour, mon chemin croise celui d’une expédition occidentale et mon regard celui de la plus belle des créatures : Jane Carter.

La vie sexuelle de Tarzan par Jacques Lanzmann, 1970

Pour certains, ma première rencontre avec Jane en 1932, est particulièrement érotique. Dans les films suivants, Hollywood gommera d’ailleurs toute trace de sensualité en supprimant – à mon grand regret - mon pagne en peau de bête jugé trop sexy...

L’érotisme de Tarzan, 1989 (audio)

Quoiqu’en pense ce petit garçon interrogé en 1970, je suis resté fidèle à ma belle et je me suis bien marié avec elle.

Tarzan et les femmes, 1970

Par amour pour mon épouse, je quitte la jungle et nous partons vivre en Amérique, à Baltimore, puis en Angleterre où nous nous installons. C’est là que naît notre fils Jack. Fasciné par mon passé, notre unique enfant fugue et retourne en Afrique. Jane et moi abandonnons la civilisation pour retrouver notre progéniture.

Retour au paradis perdu, 1989 (audio)

Il nous faudra plusieurs années pour le recroiser.  Il est devenu Korak-le-Tueur. Mais lisez donc nos aventures pour en savoir plus !

Tarzan, héros de papier

Ma notoriété, je la dois à un écrivain américain de talent, Edgar Rice Burroughs. Il m’a extirpé de sa jungle imaginative en 1912 dans le roman "Tarzan of the Apes" (Tarzan chez les singes ), qui sera publié en France en 1926.  

Portrait de Burroghs, 1970

En 1970, les éditions Lattès réédite le roman original de mon créateur, le plus étonnant, c’est qu’il n’a jamais quitté les États-Unis et qu’il a inventé chaque détail de la jungle africaine sans y avoir mis les pieds !

Le fond et la forme, 1970

Mes fans ne se comptent plus, cinquante ans après ma naissance, des générations d’enfants, de femmes et mêmes d’hommes mûrs me vénèrent.

Que représente Tarzan ? 1962

Tarzan, roi des bulles

Mes traits avantageux, décrits en mots, ont rapidement pris vie sous les traits des dessinateurs de comic-strips. Dès mars 1929, Harold Foster publie mes premières aventures dans les journaux. Celui qui a su me croquer le mieux est sans doute Burne Hogarth. Entre 1937 à 1950, il réalise les épisodes les plus savoureux de ma vie de héros de la jungle.

Burne Hogarth dessine Tarzan, 1972

D’autres dessinateurs ont repris mes aventures africaines dont Russ Manning.

Jean Claude Forest à propos des dessinateurs de Tarzan, 1962

Leur talent, associé au mien bien-sûr, a dépassé toutes les espérances de mon créateur et donné vie aux aventures les plus folles. Comment ne pas être ému devant les yeux émerveillés des petits lecteurs. Pour eux, je suis réel, sans aucun doute.

La réalité de Tarzan, 1970

Héros du grand écran

Un héros aussi passionnant que moi ne pouvait rester indifférent à l’appel des salles obscures. Mes aventures fascinent, c’est un fait. Certains tentent de l’expliquer.

Tarzan icône, 2009

Je suis fier d’être le personnage fictionnel le plus exploité de l’histoire du cinéma. Pour mes cent ans, la télévision m’offrait un joli récapitulatif des acteurs qui me prêtèrent leurs traits.

Tarzan a cent ans, 1975

Il serait trop long d’énumérer ici les multiples adaptations cinématographiques qui rendirent hommage à ma splendeur de héros des lianes. "Tarzan des singes" est adapté dès 1918.

1ères adaptations cinématographiques : Claude Aziza, 1989 (audio)

Celui qui m’a le mieux servi est sans doute Johnny Weissmuller, un ancien champion olympique de natation. Il m’incarne durant seize ans à l’écran, entre 1936 et 1947.

Tarzan, l’homme singe, JT 20H00, 1970

C’est également lui qui a poussé pour la première fois mon célèbre cri mi-humain, mi-animal.

Le cri de Tarzan, 2009 (audio)

A l’époque, une autre interprète du film a bien failli me voler la vedette… Cheetah, la petite guenon, complice de mes aventures. En 2011, après une retraite dorée, mon amie nous quittait à jamais.

Mort de Cheetah, 2011

J’aime aussi me remémorer le tournage du Tarzan nouvelle formule de 1966. Beau gosse, je chantonne en m’accompagnant à la guitare et j’enfourche un lion sans aucune peur.

Tournage de "Tarzan et le jaguar maudit", 1966

Étrangement, il faut attendre 1999 pour que je sois adapté dans un dessin animé par Walt Disney. Réalisé dans les studios de Montreuil, ce bijou d’animation est un peu français par conséquent. Phil Collins crée cinq chansons pour l’occasion, tous des tubes !

Dessin animé, 1999

Mythique et populaire, je fais partie de la culture, je fais toujours rêver et sourire. Voilà ma grande fierté de héros imaginaire.

Rédaction Ina le 13/03/2014 à 15:42. Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 11:54.
Cinéma Littérature