En septembre 1961, la France subissait une vague de chaleur exceptionnellement chaude et longue. Sur le plateau du 20 heures, un météorologue allait donner une explication digne de La Palice à ce phénomène rare.

18 Septembre 1961. La France suffoque, les températures montent jusqu'à 31°7C à Paris. Dans le Sud, elles atteignent 33°C. Un record comme le souligne le présentateur du JT puisque l'année précédente, précise-t-il, "à la même date, il faisait 21 °C de moins" !

"Pourquoi cette chaleur tropicale à quelques jours de l'automne ?" s'interroge-t-il. Afin d'expliquer ce phénomène de chaleur, tout comme aujourd'hui, les journaux télévisés accueillent des spécialistes météorologiques pour répondre à cette épineuse question. Ce jour-là, c'est monsieur Clausse, chargé de l'information auprès de la météo qui se lance dans l'exercice. A l'aide de cartes interactives, une prouesse pour l'époque, le spécialiste livre son analyse.

Le responsable de cette vague persistante de chaleur, c'est un anticyclone bien installé sur l'Europe qui repousse les dépressions de l'Atlantique "un défilé de petits ronds noirs" et renforce les vents du sud.

Et pour monsieur Clausse c'est simple : "Vent de sud + vent de sud font des vents de sud très chauds et très forts". Voilà une analyse qui a le mérité d'être claire.

En conclusion, le journaliste informe les spectateurs, "chacun peut encore garder ses vêtements légers pour quelques jours encore". Information validée par monsieur Clausse avec un grand "D'accord" !

Et effectivement, cinq jours plus tard, il fait toujours aussi chaud sur l'Hexagone, notamment dans le Sud, une chaleur qui va inspirer ce reporter du journal local sur la Côte d'Azur.

"Le soleil, l'ami, ne semble pas tenir compte de la marche des saisons".

Ce 23 septembre, les températures restent très estivales, notamment 30°C à La Ciotat. Une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent se baigner.

C'est le premier jour de l'automne 1961 mais "une température exceptionnelle nous invite à prolonger les vacances…"

Ce beau temps imprévu semble en tout cas inspirer ce reporter qui commente son sujet à la manière d'une poésie.

Sur les plages désertées, les privilégiés qui sont restés "profitent des plaisirs que leur offrent la plage et la mer…"

Un sujet visiblement inspirant, de quoi l'emporter dans une bouffée lyrique. "Tandis que les vagues légères, légères viennent comme pour expirer sur la plage de Cassis…."

Rédaction Ina le 14/09/2020 à 15:23. Dernière mise à jour le 14/09/2020 à 15:28.
Economie et société