Sa jeunesse

Né le 28 avril 1937, Saddam Hussein grandit dans une famille de paysans très pauvres. Après ses études secondaires, le jeune Saddam rejoint le parti Baas et participe en 1956 à un coup d'Etat avorté contre le roi d'Irak. En 1958, un autre groupe, sous la direction du général Kassem, parvient à détrôner le roi. En 1959, Saddam Hussein, alors simple homme de main, tente de tuer le général Kassem, sans succès. Recherché par la justice, Saddam Hussein doit alors se réfugier en Egypte jusqu'en 1963, année où le général Kassem est renversé. Mais Saddam Hussein est emprisonné par le nouveau gouvernement en 1964, jusqu'à son évasion en 1967.

Sa prise de pouvoir

Peu à peu le groupe de Saddam Hussein revient en force. Le 17 juillet 1968, il prend le contrôle du parti Baas, pour en faire le parti le plus puissant de la région. Au sein de celui-ci, Saddam Hussein prend la tête des services de sécurité, écarte ses rivaux et réussit à contrôler Bagdad, la capitale. Le parti Baas devenu omniprésent et omnipotent, Saddam Hussein entreprend une vaste nationalisation des compagnies pétrolières. En 1973, il devient général puis en 1979, il prend la tête du pays.
 Saddam Hussein utilise alors tous les moyens pour contrôler la population et régner sans partage : propagande, censure et célébration du raïs sont le lot quotidien de tous les Irakiens. Ces 24 années de dictature sont également marquées par de nombreux conflits…

Des années de guerre

En septembre 1980, Saddam Hussein, de confession sunnite, envahit l'Iran des mollahs chiites pour le contrôle, entre autres, des territoires pétrolifères. Il est alors soutenu par l'Occident, l'URSS et les Emirats arabes qui voient d'un mauvais œil l'apparition de la république islamique iranienne. Jusqu'en 1988, les deux pays sont plongés dans une longue guerre sanglante. Le conflit, marqué par l'emploi de gaz lacrymogènes et d'armes chimiques mortelles, totalise près d'un million de morts.
 Saddam Hussein est également l'auteur du massacre de plusieurs milliers de kurdes irakiens (voir focus). Ces derniers sont accusés d'avoir été des « traîtres à l'Irak » et des « saboteurs » lors de la guerre contre l'Iran.
 En 1990, pour des raisons économiques, le raïs décide l'invasion du Koweït. Les États-Unis et leurs alliés affichent alors leur opposition à cette annexion. Soutenue par L'ONU, une coalition de 34 Etats entre en conflit avec l'Irak. Cette guerre du Golfe (1990-1991) se termine par la défaite de l'Irak et la libération du Koweit. Cependant, les forces de la coalition préfèrent « contenir » le régime irakien, plutôt que de risquer de déstabiliser la région. Ainsi, Saddam Hussein reste au pouvoir…

La chute et le procès

Jusqu'au 20 mars 2003, date à laquelle les Etats-Unis et leurs alliés attaquent l'Irak, pour détention d'armes de destruction massive et renversent le régime de Saddam Hussein lors d'une guerre-éclair. La chute de Bagdad le 9 avril 2003 marque la fin officielle du régime du raïs et le début de sa fuite.
 Après plusieurs mois passés dans la clandestinité, Saddam Hussein est arrêté par l'armée américaine le 13 décembre 2003. Au mois de juillet 2004, s'ouvre la phase préliminaire de son procès. C'est un tribunal d'exception, le Tribunal spécial irakien (TSI), qui le juge pour génocide, crime contre l'humanité et crime de guerre. Le 5 novembre 2006, Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison pour crime contre l'humanité mais le raïs fait appel. Le 26 décembre, la cour d'appel irakienne confirme la condamnation à mort de l'ancien président irakien. Le dictateur est pendu le 30 décembre 2006.

Rédaction Ina le 30/12/2006 à 00:00. Dernière mise à jour le 30/12/2016 à 10:11.
Proche et Moyen Orient