Du Surréalisme au Néo-Français

 Raymond Queneau fréquente très tôt les cercles littéraires, en particulier, les Surréalistes, groupe auquel il adhère à partir de 1924. Exclu 6 ans plus tard, il débute sa propre carrière d’écrivain. Le jeune auteur se lance dans l’étude des «fous littéraires » du siècle précédent et travaille à une « Encyclopédie des sciences inexactes ».
Au début des années 30, il se lance dans le grand projet de sa vie : réconcilier la langue littéraire avec la langue parlée. Avec cet objectif, il invente un nouveau langage : le néo-français (un mélange de parlé et de phonétique).

 Premiers pas en littérature

 En parallèle, il publie en 1933 son 1er roman « Chiendent » pour lequel il reçoit le prix des Deux-Magots. Suivront quatre romans d’inspiration autobiographique : « Les Derniers Jours », « Odile », « Les Enfants du limon » et « Chêne et Chien » (en vers).
En 1938, Raymond Queneau entre aux éditions Gallimard en qualité de chef du comité de lecture et de traducteur. Seize ans plus tard, il deviendra directeur de la collection «Bibliothèque de la Pléiade » dans la même maison.
En 1947 paraît son 1er succès : « Exercices de style ». Un court récit décliné en une centaine de styles, dont certains seront adaptés au théâtre par Yves Robert. Queneau s’est enfin fait un nom qui lui ouvre les portes d’autres arts.

 Incursion dans la chanson et le cinéma

 Après-guerre, il fréquente Saint-Germain-des-Prés. A l’initiative de Jean-Paul Sartre, il écrit un texte mis en musique par Joseph Kosma : « Si tu t’imagines ». Juliette Gréco l’interprète avec succès.
Il compose ensuite quelques textes pour les Frères Jacques. Il s’essaye aussi au cinéma, comme dialoguiste (Mr Ripois) et comme réalisateur (Le lendemain)

 De Zazie à l’OuLiPo

 L'écrivain connaît son plus grand succès avec le roman « Zazie dans le métro », qu’il publie en 1959. Louis Malle l’adapte au cinéma, Olivier Hussenot au théâtre.
En 1960, il fonde avec François le Lionnais un groupe de recherche littéraire : l'OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle).
Raymond Queneau se passionne jusqu’à la fin de sa vie à la dimension formaliste et ludique de la langue, ainsi que l'atteste le recueil : « Cent mille milliards de poèmes » (1961). Cet ouvrage permet au lecteur de composer lui-même ses propres poèmes en assemblant des vers. C’est un énorme succès.
Ina.fr revient en images sur les pas de ce fou de mots et de littérature.

Rédaction Ina le 25/01/2013 à 10:52. Dernière mise à jour le 21/10/2016 à 17:47.
Littérature