Les 16 et 17 juillet 1942, la police de Vichy organise une grande rafle au sein de la communauté juive parisienne. La plupart d’entre eux seront déportés à Auschwitz.

Eté 1942, alors que la France est occupée par le régime nazi, environ 13.000 juifs parisiens, dont près d’un tiers d’enfants sont arrêtés. Une partie d’entre eux sont envoyés dans un camp d’internement en périphérie de la ville. Les autres, bien souvent des familles, sont conduits au Vélodrome d’Hiver dans le XVème arrondissement de la capitale.
Pendant plusieurs jours, 8.000 juifs vont ainsi vivre entassés sans eau et sans nourriture dans des conditions sanitaires déplorables. Plusieurs d’entre eux se suicident, les fugitifs sont abattus. Tous seront ensuite transférés dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande, ou Pithiviers puis déportés vers Auschwitz.

Ina.fr vous propose une série d’archives et de témoignages de rescapés. 

 Arrivée du Général des SS Heydrich, 22 mai 1942

Le 10 mai 1967, souvenirs de la grande Rafle des 16-17 juillet 1942 au Vel d'hiv à Paris Inter actualités de 13H00 (Audio )

22 juin 1967 : Enquêtes et commentaires : La grande rafle du Vel d'hiv (Audio )

A l'occasion du trentième anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, retour en images sur le déroulement de ces journées du 16 et 17 juillet 1942. "Lors de cette opération baptisée cyniquement "Vent printanier", trente mille juifs sont parqués dans ce qu'on peut appeler l'antichambre de la mort par la police de Vichy." Avec les témoignages d'un parisien travaillant dans un dispensaire juif rue Amelot et celui de Lazare Pytkowicz qui a pu s'échapper. Les explications de deux médecins juifs qui se souviennent, ainsi que l'analyse d'un historien, complètent le reportage.

16 juillet 1987, commémoration du 47ème anniversaire de la rafle du Vélodrome d'hiver avec la participation de Simone Veil.

16 juillet 1992, extrait de la cérémonie du 50e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv. Alors que des incidents perturbent la cérémonie qui se déroule pour la première fois en présence du Président de la République François Mitterrand et de Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, qui laisse éclater sa colère.

La même année, témoignage d'un rescapé de la rafle, Léon Fellmann : tous ses camarades ont disparus et personne n'est revenu... "Comment voulez-vous raconter ? Comment il est possible qu'un gouvernement français favorise l'envoi de 4.00 enfants à la mort". 

16 juillet 1995, Pour le 53e anniversaire des commémoration, le président de la république, Jacques Chirac, reconnait pour la première fois "la responsabilité de l'Etat français dans la déportation et l'extermination de juifs durant la seconde guerre mondiale".
 Extraits de son discours devant les représentants de la communauté juive.

16 juillet 1995, le président de la République Jacques ChiracC a reconnu "les fautes commises par l'Etat" dans la déportation des juifs de France au cours de la Seconde Guerre mondiale et l'existence d'une "dette imprescriptible" à leur égard. Ses propos tranchent avec l'attitude de François Mitterrand qui avait refusé de reconnaître la responsabilité de l'Etat.

22 avril 1997 : Dans Les jours du siècle, témoignage de Maurice Rajsfus qui a survécu à la rafle, mais dont les parents sont morts par la suite à Auschwitz. (Audio)

20 juillet 1997, 55 ans après la rafle, le Premier ministre Lionel Jospin assiste à la cérémonie de commémoration et rappelle le devoir de mémoire de l'Etat concernant la responsabilité de la France dans la déportation des juifs. Il a également annoncé un accès plus facile aux archives pour les historiens de cette période trouble. "Il s'agit seulement de reconnaître, comme le fit Jacques Chirac, qu'un gouvernement, une administration ont commis l'irréparable."

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Rédaction Ina le 13/07/2012 à 12:00. Dernière mise à jour le 19/04/2018 à 16:47.
Histoire et conflits Seconde Guerre mondiale