Né le 19 avril 1928, William Klein a 90 ans. Citoyen américain, il attache une grande importance à la France. William Klein est notamment photographe, peintre ou encore réalisateur de films.

William Klein est né en 1928 à New-York. A la fin des années 1940, il s'essaie tout d'abord à la peinture où il fait la rencontre de Fernand Léger. Quelques temps plus tard, il s’intéresse à la photographie et Alexander Liberman, directeur artistique de l'édition américaine du magazine Vogue, remarque son travail lors d'une exposition à Paris. Intéressé par ses photographies, Alexander Liberman convainc William Klein à venir travailler pour le magazine. Ce dernier devient alors l'un des photographes les plus connus de l'édition française.

En 1956, William Klein, de retour aux Etats-Unis, réalise un journal photographique sur la ville de New-York. Véritable chef d'oeuvre du photographe, ce livre s'intitule "Life Is Good and Good Gor You in New York : Trance, Witness, Revels." Il obtient le prix Nadar en France en 1957 mais se voit rejeter aux Etats-Unis par son style provocateur et brutal. Par la suite, William Klein réalisera d'autres livres photographiques sur Rome en 1959, Moscou et Tokyo en 1964 et enfin Paris en 2002.

Dans l'émission "Chambre Noire" en 1965, William Klein expliquait le côté terrifiant et sordide de New-York. Il s'est intéressé également aux ghettos new-yorkais : "New-York est une ville de ghettos. Il y a les ghettos noirs, juifs, irlandais, italiens". Suite aux remarques négatives sur son livre photographique, William Klein s'est défendu : "Je trouve que c'est réel. Je pense qu'il y a aussi une sorte de gaieté qui se rapproche de l'humour juif."

"Je suis obsédé par les lettres"

                 William Klein à propos de ses photographies

Dans les années 1960, le photographe se penche de plus en plus sur le cinéma et réalise le film "Qui êtes-vous Polly Maggoo ?" en 1966 avec Philippe Noiret et Dorothy McGowan. Le film devient une oeuvre culte en France en se présentant comme une satire délirante du monde de la mode et des médias. En 1998, dans l'émission "A voix nue" sur France Culture, William Klein revenait sur ce film. Il dressait alors une critique du monde de la télévision et de la mode : "C'est un film sur le bourrage de crane. [...] La mode n'était pas un sujet traité à l'époque. Mais comment penser à la mode sans rigoler ?"

William Klein sera ensuite réalisateur de films publicitaires et en tournera plus de 250. Aux débuts des années 1980, il sera enfin reconnu à sa juste valeur aux Etats-Unis.

Rédaction Ina le 11/04/2018 à 16:08. Dernière mise à jour le 12/04/2018 à 17:53.
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