A l'occasion du salon de la littérature et presse jeunesse de Montreuil, partons à la découverte d'un genre littéraire qui booste l'édition jeunesse : l'héroïc Fantasy, un genre en perpétuel renouvellement.

La littérature jeunesse est un secteur qui se porte plutôt bien en France grâce à une offre très variée, notamment les sagas pré-adolescentes... Un livre sur cinq vendu en France est désormais un livre jeunesse. Les pré-ados boostent les ventes. En 2011, l'AFP s'était rendue chez deux éditeurs de littérature jeunesse. Chez Hachette Jeunesse et dans une petite maison plus confidentielle, Rue du Monde qui, toutes deux, avec des moyens très différents s'en sortent encore bien malgré la crise. 

Une maison de village dans la région parisienne. Nous voici chez Rue du Monde, un petit éditeur indépendant qui venait de fêter ses 15 ans. A sa tête, Alain Serre, également auteur pour la jeunesse.
Ici, les 6 salariés sont tous polyvalents. Pas de service marketing, pour faire la promotion de la trentaine de titres édités par an. Des albums pour les 2/3 ans, jusqu'aux livres pour adolescents. De beaux ouvrages fabriqués à 5, 6000 exemplaires environ, avec une certaine philosophi comme l'expliquait alors Alain Serres, directeur de "Rue du Monde" et auteur : « Nos livres sont fabriqués en France, jamais aucun livre supprimé, jeté au pilon, tous nos livres sont toujours disponibles, le respect des conditions écologiques de fabrication des livres, une espèce d'éthique qui pèse d'un coté et aussi notre chance parce qu'elle est en harmonie avec ce qu'on dit dans les livres, et la force de nos choix éditoriaux. »
 
Des choix coûteux, qui pourraient devenir un handicap pour Rue du Monde. L'année précédente, pour la première fois, les comptes de la maison étaient dans le rouge malgré les 150 000 exemplaires vendus. Alain Serres explique : « les ventes se tassent, les libraires sont beaucoup plus prudents et frileux quand un livre parait. Là où ils en prenaient 10 exemplaires ou 5, pour les mettre sur la table, ils vont en prendre un qu'ils vont mettre en rayon. »
 
Chez Hachette Jeunesse, la crise, on ne sait pas ce que c'est. Dans ce département, 12 personnes se consacrent uniquement à la fiction. Service marketing, site internet, fabrication délocalisée et des choix éditoriaux qui rencontrent leur public, une véritable poule aux oeufs d'or : les adolescents, qui ont grandi avec Harry Potter ...
 
Cécile Térouanne, direction fiction jeunesse Hachette déclare : « Il y a 7 ans, Hachette publiait 5 grands formats par an, et on en fait 55 maintenant, donc en 7 ans, ça a complètement explosé, et si ça a explosé c'est bien que c'est rentable et que ça fonctionne. » La série Twillight, de Stéphanie Meyer a été tirée à 5 millions d'exemplaires en France. Un record , même pour Hachette Jeunesse qui représente 20% du marché français.
La littérature ado : la planche de salut pour Rue du monde ? La petite maison venait de sortir son premier roman dans ce créneau : La cité.

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Pour aller plus loin

A la fin des années 90, Harry Potter c'est 450 millions d'exemplaires, traduit en 70 langues.

Playlist : la Pottermania 

Cette série, en redonnant le goût de la lecture aux jeunes, relance les ventes d'autres auteurs, comme Stephenie Meyer et sa récente saga Twilight : 100 millions d'exemplaires vendus dans 50 pays

Saga Twilight, 2009

Les amateurs de jeux vidéos et d’univers gothiques se rapprochent eux aussi du livre. Grâce à l’Héroïc Fantasy, on voit fleurir une nouvelle variété de romans dont les personnages ont l’âge de leurs lecteurs et vivent des aventures palpitantes dans le prolongement des contes merveilleux d’antan.

Héroïc Fantasy, 2010

D’autres héros de papier mènent une double vie sur Internet, à l’image de Thomas Drimm, imaginé par Didier Van Cauwelaert.

Thomas Drimm, 2007

Des sagas, adaptée ensuite au cinéma comme Hunger Games en 2013.

Le succès d'Hunger Games, 2013

Rédaction Ina le 25/11/2019 à 11:23. Dernière mise à jour le 25/11/2019 à 11:33.
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