Comme chaque année, le 18 septembre est la journée de la qualité de l'air. Son objectif est de favoriser la mobilisation individuelle et collective pour sensibiliser les citoyens à l'importance de respirer un air de bonne qualité. Mais connait-t-on l'impact de la qualité de l’air sur la santé ? Réponse en datas et en archives.

Le recensement dans ce domaine est assez récent et l’état des lieux reste flou. Sur les 4 millions de Français asthmatiques,entre 400.000 et 1,4 million de cas sont attribuables à la pollution atmosphérique.Depuis des décennies, la qualité de l’air inquiète, surtout dans les grandes villes. Son impact sur la santé est une question récurrente. 

En 1968, les parisiens n’avaient déjà aucune illusion :“Et vous pensez que les maladies viennent de là ? Peut-être certaines pas toutes. Certainement. J’ai une fille l’otorhino a recommandé qu’elle quitte Paris. D’ailleurs la longévité est bien supérieure en Seine-et-Marne.

Huit ans plus tôt, en 1960, la pollution des villes préoccupait tout autant. On imaginait même d’extrêmes solutions pour le futur : “Il devient donc urgent de limiter les causes de la pollution de l’air qui menacent nos poumons, sinon il faudrait un jour nous résoudre à d’ennuyeuses extrémités. Il faudra peut-être changer le style de notre vie et le moins que l’on puisse dire c’est que même les présentations de mode n’y gagneront pas.” 

La pollution de l’air est l’ennemi numéro des voies respiratoires. En plus de l’asthme, d’autres pathologies en résultent.On compte 120.000 cas de bronchite aiguë par an et entre 1600 et 4400 nouveaux cas de cancer des voies respiratoires. 

Dès les années 70, plusieurs mesures sont mises en place par le Ministère de l’intérieur pour lutter contre les nuisances atmosphériques. Une brigade anti-pollution est créée : “Nous allons mesurer la teneur en monoxyde de carbone des gaz qui sont émis par votre véhicule, monsieur.  Mais ma voiture est neuve monsieur ! Mais monsieur, ceci est valable aussi bien pour les véhicules neufs que pour les véhicules anciens. Le monoxyde de carbone ne peut être décelé que par des appareils.” 

Des mesures drastiques pour réduire la pollution de l’air mais aussi pour réduire le coût des maladies respiratoires. Chaque année, les pathologies dues aux nuisances atmosphériques coûtent entre 886 millions et 1,8 milliard d’euros à la Sécurité sociale. 

Avant le coût économique, il y a surtout le coût humain. Selon l’OMS, en France, 40.000 décès sont dus à la pollution de l’air chaque année. 

Rédaction Ina le 16/09/2019 à 15:27.
Economie et société Médecine, Santé