Le dessinateur Piem est mort ce 12 novembre, à 97 ans. Toujours à l’affût du bon mot, l’humoriste prenait un malin plaisir à décortiquer l’actualité pour mieux la caricaturer, n'hésitant pas à rire de la mort elle-même.

"Une belle mort demande beaucoup de savoir vivre". En 1993, à 70 ans, alors qu'il était en deuil de sa fille, il sortait un livre de dessins intitulé, Au revoir et encore merci. Sa plume cette fois-ci dessinait et écrivait. "Tout le monde a un compte à régler avec la mort... l'humour a un rôle essentiel, celui d'effacer nos angoisses".

"ce livre, c'est un sourire de légitime défense... je ne sais pas si je ne serai pas lâche face à ma mort. Ce livre est drôle, je vous assure. Aujourd'hui on ne meurt plus, c'est sale, ce n'est pas à a mode !", poursuivait-il ironique.

Pendant plus de 40 ans, il a dessiné sur tout ce qui bouge : le grand capital et les petits porteurs, les machos et les féministes, les politiques, l’écologie, la vie et la mort… Autant de sujets sur lesquels le citoyen Piem n’hésitait pas à prendre position.

Sur sa mort, il concluait "Je serai posthume en toute connaissance de cause".

Pour aller plus loin

Piem, un dessinateur révolté et engagé

Sa plume acerbe a sévi dans la presse (Figaro, le Point, La Croix) et à la télévision. A l’antenne, il participe à l’émission Tac au tac, un programme court dans lequel plusieurs dessinateurs-humoristes unifient leur talent sur un même dessin. Il travaille également aux côtés de Jacques Martin dans La Lorgnette. 

La semaine de Piem sur le plateau de La Lorgnette

Piem dessine du « Tac au tac » avec ses compères dessinateurs
Rédaction Ina le 08/11/2013 à 11:50. Dernière mise à jour le 12/11/2020 à 17:47.
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