France 3 diffuse vendredi soir un documentaire consacré à Michel Polnareff. Portrait à travers des interviews d'un artiste au style musical inimitable et au goût prononcé pour la provocation, à cheval entre les Etats-Unis et la France.

Chanteur de rue

Michel Polnareff est né le 3 juillet 1944 à Nérac, dans le Lot-et-Garonne. Enfant, il est élevé dans une atmosphère très musicale, initié aussi bien au répertoire classique par son père - musicien d'Edith Piaf et des Compagnons de la chanson – qu'au jazz par sa mère. Le jeune garçon débute l'apprentissage du piano à 5 ans et décroche rapidement un prix au conservatoire de Paris. Après un passage éclair dans l'armée et une courte expérience dans les assurances, il décide de se consacrer à la musique. Installé sur les marches de la butte Montmartre, sa guitare sous le bras, il chante pour les passants... et rencontre un certain succès.

Jimmy Page comme guitariste

Grâce à un ami, il fait la connaissance de Lucien Morisse, dirigeant d'Europe 1, qui lui fait signer son premier disque chez AZ. Le chanteur s'entoure alors de musiciens professionnels, dont le guitariste de Led Zeppelin, Jimmy Page. Sa chanson, "La poupée qui fait non", rencontre un succès immédiat.

Le public apprécie l'originalité d'un chanteur qui se démarque de la mouvance (presque exclusive) des yéyés. Michel Polnareff invente un style nouveau, très mélodique, avec des titres comme "Love me, please love me" ou 'Tous les bateaux tous les oiseaux".

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Provocations

L'artiste fascine aussi par sa singularité. Tenues extravagantes et moulantes, coiffures de plus en plus "chevelues", lunettes noires cerclées de blanc (pour protéger sa vue fragile)… Il n'hésite pas à pousser la provocation jusque dans ses textes. En 1966, "L'amour avec toi", jugée trop pornographique, sera interdite d'antenne avant 22 heures. En 1972, Michel Polnareff met à nouveau l'ordre moral au défi : les affiches de son nouveau spectacle "Polnarévolution" le montrent fesses nues. Condamné pour "attentat à la pudeur", il est contraint de payer 10 francs par affiche.

40 000 billets en 24 heures

L'année suivante, en 1973, Michel Polnareff quitte la France pour les Etats-Unis suite à des problèmes avec le fisc. S'il réside depuis principalement à Los Angeles, le chanteur reste toujours aussi populaire auprès du public français. En 1989, le titre " Goodbye Marylou" est un triomphe ; et l'annonce, au printemps 2006, de sa série de concerts parisiens en mars 2007 a électrisé ses fans. En vingt-quatre heures, pas moins de 40 000 billets ont été réservés.

1975. A Los Angeles, Michel Polnareff revient sur son exil aux Etats-Unis, ses problèmes financiers, la panne d'essence avec sa Rolls Royce, son succès, son esprit de compétition…

Rédaction Ina le 09/04/2007 à 00:00. Dernière mise à jour le 14/10/2019 à 11:28.
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