Scandales pharmaceutiques : l’éternel retour

 Depuis plusieurs mois, les affaires liées aux médicaments dangereux se multiplient : Alli, Réquip, Médiator et maintenant les pilules de 3ème et 4ème générations.
Le phénomène n’est pas nouveau. Par le passé, plusieurs scandales ont déjà poussé les pouvoirs publics à légiférer ou à intervenir dans le cadre de procédures judicaires, longues et médiatisées.
On se souvient de la Thalidomide, un médicament utilisé durant les années 50 et 60 comme sédatif et anti-nauséeux, notamment chez les femmes enceintes. Au début des années 60, on découvre qu’il provoque de graves malformations congénitales (des enfants naissent sans bras ou jambes).
Le laboratoire Chemie Grünenthal commence par cacher puis nier en bloc sa dangerosité. Ses effets nocifs seront pourtant au cœur de l’un des plus gros scandales sanitaires, qui aboutit au retrait du médicament du marché mondial à partir de 1961.
Le Distilbène, responsable lui aussi d’anomalies et de cancers génitaux chez les enfants de femmes traitées avec ce produit, est interdit en 1977 en France. Aux USA, il l’était depuis 1971. L’action politique a trop tardé pour être efficace.
 Les gros laboratoires mettent-ils la santé publique en danger ? Le profit passe-t-il toujours avant le malade ? Les mises sur le marché sont-elles bien contrôlées ? Comment sont indemnisées les victimes ?
Ina.fr vous propose de vous replonger en images dans les grands scandales pharmaceutiques des dernières décennies.
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Rédaction Ina le 16/01/2013 à 13:39. Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 11:06.
Médecine, Santé