19 mai 1974. Valéry Giscard d’Estaing devient le plus jeune président de la Ve République. Durant son septennat "VGE" propose de développer une "société libérale avancée" et de dépoussiérer les institutions mais la crise économique le rattrape… Retour sur les grandes dates de son mandat présidentiel.

A peine élu, le 27 mai 1974, le premier acte symbolique du nouveau président français est de bousculer le protocole en remontant l'avenue des Champs-Élysées à pied le jour de son investiture.

Des réformes sociétales

Dès le début de son septennat (19 mai 1974 au 21 mai 1981) Valéry Giscard d'Estaing lance plusieurs réformes de modernisation de sa "société libérale avancée". L'une de ses premières mesures est l'abaissement de la majorité civile et électorale à 18 ans. De nouveaux droits, mais également de nouveaux devoirs, échoient désormais aux jeunes Français qui réagissent ici, en juillet 1974.

L'émancipation des femmes fait partie de son projet sociétal. En le 16 juillet 1974, il crée un secrétariat d'État à la condition féminine à la tête duquel il place la journaliste Françoise Giroud.

En novembre suivant, la France suit le débat sur la dépénalisation de l'avortement. Le 13 novembre 1974, le Conseil des ministres adopte le projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse présenté par la ministre de la Santé, Simone Veil

La loi est ratifiée le 26 novembre suivant à l'Assemblée nationale.

Parmi les autres mesures impulsées par le jeune président se trouve également l'autorisation du divorce par consentement mutuel. La nouvelle loi passe en mars 1975.

Remue ménage politico-médiatique

Dans sa volonté d'ajouter de la transparence démocratique dans la vie politique, le président réforme les institutions. Il renforce le pouvoir du Conseil constitutionnel.

Réforme constitutionnelle : congrès de Versailles, octobre 1974

Il décide aussi de réorganiser l'audiovisuel afin d'assouplir la mainmise de l'État sur les médias et supprime l'ORTF.

Néanmoins, ses projets se heurtent rapidement aux difficultés économiques, prémices de la fin des Trente Glorieuses. Le gouvernement affronte  la première forte hausse du chômage.

Une grave crise gouvernementale éclate en 1976. Jacques Chirac alors Premier ministre démissionne en août avec fracas après s'être plaint publiquement "de ne pas avoir les moyens nécessaires pour gouverner efficacement".

Le soir même, le 25 août, le président s'adresse aux Français pour expliquer les motifs de ce changement brutal de gouvernement.

Raymond Barre est nommé au poste de Premier ministre pour mener une politique de rigueur, bien qu'en septembre 76, en septembre 1976, il ironise sur sa position. "Si je suis Zorro? ... Peut-être suis-je plutôt Bernardo."

la politique internationale

Dès 1975, Valéry Giscard d’Estaing affiche sa volonté de renforcer la construction européenne, notamment aux côtés du chancelier allemand Helmut Schmidt

Sa politique internationale est particulièrement marquée par l'opération militaire française au Zaïre, d'avril 1977. Il explique ainsi sa décision d'intervenir sur place. "...Par sécurité je ne veux pas que des pays africains amis de la France se sentent abandonnés…"

  

Le bilan du septennat

Finalement, les principales réformes du septennat de Giscard d'Estaing concernent essentiellement  les questions de société abordées dès la première année du mandat.La transformation souhaitée par le chef de l'état s'est heurtée à la crise économique provoquée par le premier choc pétrolier et les efforts pour la juguler sont restés peu efficaces. Ce bilan mitigé a sans doute handicapé le candidat dans sa course pour un deuxième mandat présidentiel. 

Le 19 mai 1981, alors que François Mitterrand vient d'être élu Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing s'adresse aux Français pour la dernière fois avant de quitter ses fonctions. Il termine son intervention par un très solennel "au revoir".

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Rédaction Ina le 15/05/2014 à 17:59. Dernière mise à jour le 15/09/2020 à 15:48.
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