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Genèse du Patriot Act

11 septembre 2001. Deux avions s'abattent sur les tours jumelles du World Trade Center à New-York.

Après ces attentats revendiqués par Al Qaïda, la psychose s'empare des États-Unis. Certains critiquent alors l'échec des renseignements américains.

L'oncle Sam déclenche, au nom de la "guerre contre la terreur", un plan de lutte anti-terroriste. Sept semaines après la tragédie, le 26 octobre 2001, le Congrès vote une loi baptisée "USA Patriot Act".

Le président George W. Bush lance sa croisade avec un arsenal de mesures préventives et répressives destinées à empêcher les actes terroristes. Ce texte, en limitant drastiquement les libertés fondamentales, va bouleverser le rapport des individus avec un gouvernement tout puissant aux allures de "big brother".

Bush signe le Patriot act, 26 octobre 2001

Des mesures liberticides

Désormais, le FBI a l'autorisation de fouiller dans les données personnelles, fiches médicales, impôts, relevés bancaires, sans avoir à se justifier. La NSA (services de renseignements technologiques) peut placer sur écoute tout citoyen américain sans mandat judiciaire préalable, qu'il s'agisse de ses communications téléphoniques ou de ses messages électroniques. Il s'agit du programme Prism.

Surveillance de la NSA, 2013

À cela s'ajoute la loi américaine du 19 novembre 2001 sur la sûreté de l’aviation et des transports (Aviation and Transportation Security Act) qui institue pour les compagnies aériennes assurant des liaisons de passagers au départ, à destination ou via les États-Unis l’obligation de donner aux autorités américaines accès aux données PNR (passenger name records).

Enfin, la loi approuve la dénomination de "combattant ennemi illégal" permettant d'appréhender, séquestrer, interroger les terroristes supposés. Le camp de Guantanamo est créé à cet effet.

Visite de Guantanamo par Donald Rumsfeld, 2002

Les dérives du Patriot act

Conditions de détention inhumaines, tortures. D'anciens prisonniers dénoncent les maltraitances vécues à Guantanamo.

Polémique Guantanamo, 2002

À son accession au pouvoir, Barack Obama  promet la fermeture du camp dans les plus brefs délais…

Un vrai cauchemar logistique, toujours pas effectif en 2015...

Autre dérive du Patriot Act. En juin 2013, l'ex-analyste de la NSA, Edward Snowdenrévèle l'ampleur des programmes d'écoutes qui dépassent largement le cadre américain.

Révélations de Snowden, juin 2013

Barack Obama est embarrassé tout en reconnaissant les faits.

Barack Obama, août 2013

Désormais, chacun sur cette planète peut être espionné via son téléphone portable ou ses connections Internet.

Tous espionnés, 2013

Au même moment, on apprend que les conversations des chefs d'États européens, comme Angela Merkel, sont écoutées au même titre que celles de potentiels terroristes…

Les Européens haussent le ton, octobre 2013

Contrer la surveillance à outrance

Cette découverte déclenche une violente levée de boucliers aux USA et dans le monde entier.

Manifestation "Débranchez Big Brother" octobre 2013

Les Européens demandent aux Américains d'adopter un code de bonne conduite...

De plus en plus d'Américains exigent désormais le démantèlement des mesures les plus liberticides ou, au moins, une reprise en main de ces activités par le pouvoir judiciaire.

Constitution non respectée, 2013

Au départ, le Patriot Act et son cortège de mesures incompatibles avec l'idéal démocratique américain, était considéré comme temporaire. Prévu pour quatre ans, il a été reconduit régulièrement par le Congrès.

Campagne de Bush pour la reconduction, 2006

La France parviendra-t-elle à trouver l'équilibre entre loi liberticide et surveillance accrue? C'est ce que semble promettre le gouvernement en réponse à l'attachement du peuple français à la liberté individuelle. Un leitmotiv réaffirmé avec force lors de la manifestation  "Je suis Charlie" du 11 janvier 2015.

Réponses dans quelques mois…

Rédaction Ina le 15/01/2015 à 11:07. Dernière mise à jour le 27/10/2016 à 10:38.
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