Un cirque britannique

En 1854, deux frères écuyers décident de fonder leur propre cirque qu’ils baptisent « Britania ». Après 14 ans de tournées en Angleterre et aux Pays-Bas, William et George Pinder traversent la Manche. L’expérience est positive et la famille Pinder s’installe définitivement en France en 1904. Après la mort du dernier héritier Pinder en 1928, la direction du cirque revient à Charles Spiessert.

Les coulisses du cirque, 1965

L’heure de la modernité

Jusqu’à la mort de Spiessert en 1971, le convoi rouge et jaune sillonne chaque année les routes, de la mi-janvier à la mi-novembre. Son périple se termine immuablement à Paris. La caravane s’installe ensuite à Chanceaux-sur-Choisille pour sa période d’hivernage.

Les coulisses de l’exploit : quartier d’hiver 1963

En 1998, la ville accueille une exposition sur cette période particulière de la vie du cirque. Elle organise pour l’occasion des retrouvailles émouvantes d’anciens de Pinder : chef de convoi, économe et habilleuse partagent leurs souvenirs teintés de nostalgie.

Retrouvailles des anciens de Pinder, 1998

Le plus grand chapiteau du monde

Le prestige du cirque s’accroît considérablement dans les années 60, une époque où il s’associe avec l’ORTF. C’est la naissance du cirque Pinder-ORTF.

Le cirque Pinder-ORTF, 1966

Le chapiteau accueille Roger Lanzac puis Lucien Jeunesse, présentateurs successifs de l'émission radiophonique itinérante « Le Jeu des 1000 francs ».

Le Jeu des 1000 francs, 1967

On y tourne aussi l’émission télé « La Piste aux étoiles ».

La piste aux étoiles, 1968

Dans les coulisses de la piste aux étoiles en 1963.

Un acteur sauve le cirque

Passionné de cirque, Jean Richard, le commissaire Maigret du petit écran, s’offre son rêve en 1971. Il devient le nouveau directeur du cirque après la mort de Spiessert. Devant des pachydermes très sages, il décrit les différents numéros qui redonneront un second souffle à cette institution du spectacle.

Jean Richard, 1970

L’aventure cessera en 1973 à la suite d'un dépôt de bilan.

Dépôt de bilan de Pinder, 1983

La passion Edelstein

Malgré tout, le spectacle continue. Gilbert Edelstein, ancien collaborateur de Jean Richard rachète les parts du plus grand cirque du monde .

Gilbert Edelstein, patron du cirque Pinder, 2001

Désormais, c’est son fils Frédéric Edelstein qui le dirige.

Frédéric Edelstein, 2002

Une belle entreprise

20 000 kms par an, une caravane de 5 kilomètres, 140 véhicules, 25 camions, 38 caravanes et 5000 places !

Installation du cirque Pinder

Le spectacle terminé, la vraie vie du cirque débute : montage et démontage du chapiteau, soin des fauves, comptabilité... Entrez dans le quotidien du grand barnum

Le grand barnum Pinder, playlist de 5 vidéos, 2004

Entrez les artistes

Le cirque est un art populaire complet dont voici les ingrédients : des animaux, beaucoup de clowns, des performances d’acrobates et des numéros de magie.

Les artistes du cirque Pinder, 1982

Être directeur n’empêche pas de fréquenter la piste. Également dompteur, Frédéric Edelstein possède son propre numéro de dressage unique au monde, avec seize lions et tigres.

Portrait de Frédéric Edelstein, 2003

Sa sœur Sophie est la directrice artistique du cirque. D’abord responsable du numéro avec les éléphants, elle est également connue pour ses numéros de magie et ses apparitions dans des émissions de télévision.

Les dompteurs du cirque, 1998

S'ils entretiennent des relations tintées de complicité et de tendresse avec leurs animaux, ils n’oublient jamais les risques inhérents au spectacle.

Maintenir le désir des spectateurs nécessite un renouvellement constant des numéros. L’Europe de l’Est est un véritable vivier de talents.

Artistes d’Europe de l’est, 1991

Un lieu insolite de recrutement : la banlieue ! Grâce au cirque, les enfants des rues deviennent des enfants de la balle.

Pinder embauche des enfants de la rue, 1993

Rédaction Ina le 20/11/2013 à 15:21. Dernière mise à jour le 07/05/2018 à 10:34.
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