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Le dossier : Regards sur la lutte afro-américaine

Le boycott des bus de Montgomery

Un véritable pan de l'histoire des Etats-Unis que cette lutte contre la ségrégation des afro-américains. 1863-1865 : l'esclavage est aboli. Pourtant, il faut attendre la période d'après guerre et les années 1950 pour que de réels changements soient opérés en faveur de l'égalité entre Noirs et Blancs. En 1954, l'arrêt Brown rend illégaux les établissement d'enseignements séparés.
Un an plus tard, Rosa Parks refuse de laisser son siège dans un bus à un Blanc. La police l'arrête et la communauté noire boycotte les bus de Montgomery. La Cour suprême déclare alors la ségrégation raciale dans les bus anti-constitutionnelle : un événement majeur du « mouvement des droits civiques », nouvellement créé.

La non-violence de Martin Luther King

Le but de ce groupe : abolir complètement la législation instaurant la ségrégation raciale. Pour cela, il faut une figure emblématique, le pasteur protestant Martin Luther King, et une méthode d'action : la non-violence. Instauré dans la campagne politique et sociale du boycott des bus, le mouvement des droits civiques s'affirme en 1964 avec le « civil rights act » (loi qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics) et en 1965 avec le « voting rights act ». Ce texte supprime les examens et autres impôts pour devenir électeur aux Etats-Unis.

Le radicalisme du « black power »

Le 4 avril 1968, l'assassinat de Martin Luther King provoque une vague d'émeutes raciales dans 60 villes des Etats-Unis. Mais le mouvement mené par le pasteur protestant est composé d'un grand nombre de groupes divers qui poursuivent, à leur manière, la lutte. Parmi eux : le « black feminism » se caractérise par la volonté d'associer ensemble les critiques du sexisme et du racisme. Face à eux : le « black power », un mouvement beaucoup plus radical dans la violence.
Ce groupe est lui-même divisé en deux : d'un côté, les « black panthers ». L'organisation, (construite sur un programme en dix points intitulé le « ten point plan ») est surtout connue pour son action « free breakfast for children ». Elle a ainsi nourri de nombreux enfants afro-américains. Sa politique est en effet basée sur une répartition des biens : vêtements, cours d'autodéfense, cours de politique, cliniques médicales… Elle offre tout, gratuitement.

L'indépendance vue par Malcom X

Mais le « black power », c'est aussi les « black muslims », représentés par Malcom X. Meneur militant, ce dernier soutient la fierté noire, l'autosuffisance économique et l'identité politique de la communauté afro-américaine.
Ainsi, qu'elle soit pacifiste ou violente, cette lutte pour des droits égaux est désignée comme la « seconde reconstruction ». Les universitaires voient en elle une référence à la Reconstruction, qui a suivi la guerre de sécession et pendant laquelle l'esclavage a été aboli.

Rédaction Ina le 19/03/2008 à 00:00. Dernière mise à jour le 10/04/2015 à 16:17.
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