Le 2 mars 1969, le Concorde effectuait son premier vol d'essai à Toulouse. Une carrière qui allait s'achever le 1er mai 2003, avec un dernier vol en provenance de New-York. Retour sur l'épopée du célèbre supersonique jusqu'à sa fin tragique lors du crash du 25 juillet 2000. Retour en vidéos sur l'histoire de ce fleuron industriel...

Un défi aéronautique

C'est à la fin des années 1950, qu'émerge l'idée du premier avion civil supersonique. Britanniques, Français, Américains et Soviétiques s'engagent dans cette course aéronautique. Devant les coûts de développement faramineux, les entreprises anglaise, British Aircraft Corporation, et française, Sud Aviation, signent un traité de coopération le 29 novembre 1962. De ce consortium, naît le Concorde qui fait son premier test le 2 mars 1969 à Toulouse.

Le 1er octobre de la même année, le bolide des airs effectue son premier passage supersonique et un an plus tard, il atteint la vitesse de Mach 2.
Le succès des différentes démonstrations provoque un afflux de commandes pour l'avion : 74 intentions d'achats auraient été prévues par 16 compagnies aériennes.

Cependant, face à la crise du pétrole, les difficultés financières des compagnies aériennes, l'accident du concurrent soviétique Tupolev Tu-144 et les problèmes environnementaux (bruit), les commandes chutent. Seuls Air France et British Aiways restent acquéreurs. Le 10 octobre 1975, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité. Le supersonique est alors construit à Toulouse, en France, et à Filton, au Royaume-Uni.

New-York en 3h30

C'est le 21 janvier 1976, que le Concorde fait ses premiers vols commerciaux : Londres-Bahreïn et Paris-Rio. Dans un premier temps, les Etats-Unis s'opposent à l'atterrissage du supersonique sur son territoire à cause des nuisances sonores. Mais très vite, devant les atouts manifestes de l'avion, les autorités américaines cèdent.

Le 24 mai 1977, le Concorde se pose à Washington DC, et le 22 novembre, sur l'aéroport new-yorkais John F. Kennedy. Air France propose alors 6 destinations : Rio de Janeiro, Caracas, Dakar, Washington, Dallas et New-York.

En 1980, on s'interroge déjà : faut-il arrêter le Concorde ?

Mais à partir de 1983, la compagnie réduit ses vols commerciaux à la seule destination de New-York. Le temps de vol moyen est alors d'environ 3 heures et demie.
Dès lors, Air France et British Airways proposent le Concorde pour des vols à la demande aux entreprises, des tours du monde, des évènements médiatiques… A la suite du voyage, en 1981, du Président de la République Française en Chine à bord du supersonique, tous les voyages présidentiels lointains sont effectués en Concorde. Après des années de mise en service, le long-courrier s'avère être l'un des avions de ligne les plus sûrs…

De l'accident au retrait

Jusqu'au 25 juillet 2000 où le F-BTSC du vol 4590 Air France s'écrase deux minutes après son décollage, sur un hôtel de Gonesse, en région parisienne. 113 personnes trouvent la mort dans cette catastrophe dont 100 passagers allemands.

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses conclut que l'accident est dû à une cause extérieure. C'est une lamelle métallique qui, laissée sur la piste, a fait exploser les pneus de l'avion. Mais le doute sur la sécurité du Concorde est né…

Face à la baisse du nombre de passagers depuis ce crash et le coût élevé de la maintenance, British Airways et Air France annoncent, le 10 avril 2003, le retrait de leurs Concorde.
L'arrêt du supersonique marque alors un tournant dans l'histoire de l'aviation commerciale puisque, désormais, il faut plus de 7 heures pour rejoindre New-York !

Rédaction Ina le 02/09/2007 à 00:00. Dernière mise à jour le 27/02/2019 à 16:42.
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