Une science millénaire

L’alchimie, située entre ésotérisme et science, remonte à la plus haute Antiquité. On retrouve sa trace en Egypte ancienne et en Chine. Cependant, ce sont les arabes qui l’introduisent en Europe aux XIIème et XIIIème siècles.
Jusqu'à la fin du XVIIe siècle les mots alchimie et chimie sont synonymes et utilisés indifféremment. Ce n'est qu'au cours du XVIIIe siècle qu'ils se distinguent. Avec l’avènement de la chimie moderne et les travaux de Lavoisier, l’alchimie connait une phase de déclin sans toutefois disparaître totalement.

 Les trois objectifs de l’Alchimie

Cette discipline recouvre trois grands domaines de recherche, dont l’objet essentiel est la recherche d'une transformation de l’homme (physique et spirituelle) et de la nature.
Premier axe de recherche : l’aspect métallique, avec la transmutation des métaux vils en métaux nobles (le plomb devient de l’or). Pour réaliser cette prouesse, l’alchimiste doit procéder au « Grand Œuvre », qui permet la réalisation de la « Pierre Philosophale », socle de toute transformation.
Vient le développement du domaine médical : la quête de la « Panacée » (médecine universelle) et la prolongation de la vie à l’aide d’un élixir de vie.
Enfin, la réflexion métaphysique : elle s’accompagne, notamment à partir de la Renaissance, de questionnements philosophiques, mystiques ou spirituels. Au XXème siècle, le psychanalyste Karl Jung reprend le concept alchimique de transformation (œuvre au noir, au blanc, au rouge) dans sa théorie du processus d'individuation.
Ina.fr vous invite, en archives, à plonger dans le grand bain alchimique.

Rédaction Ina le 13/09/2012 à 11:47. Dernière mise à jour le 10/04/2015 à 18:00.
Médecine, Santé Maths, Physique, Chimie Sciences humaines