Lors des premières expositions universelles, le métier de guide culturel se développe de plus en plus. A Londres, la première exposition rassemble plus de 6 millions de personnes en 1851. L’occasion pour les touristes de faire appel à des guides pour découvrir la ville.

Au début des années 1970, le métier n’échappe pas au développement technologique et certaines visites sont accompagnées d’audio-guides. Les premiers sont sur K7, un peu lourds à transporter, comme ici au Musée de la marine de Marseille.

Le métier de guide n'est officialisé qu’en 1992 grâce à la création de formations. Mais il était cependant possible par le passé de jouer l’accompagnateur de voyages comme ici à Annecy. Dans cette archive de 1979, on apprend que les guides sont des Annéciens non professionnels, des jeunes étudiants, ou même des retraités.

C’est un métier passionnel, comme le raconte Annette Poulet, guide conférencière à Saint-Quentin dans l’Aisne. En 1999, lors de la visite de la basilique, elle témoigne : "Quand je fais la basilique, je préfère la basilique. Quand je fais le musée, je préfère le musée […] En fait, j’aime tout […] Je serai incapable de faire un choix […] On ne peut qu’aimer ces monuments dans leur diversité".

Certains guides touristiques ont un cadre de travail idéal. Patricia Rossi, guide conférencière régionale diplômée, présente le patrimoine des Alpes-Maritimes à bord du train des Merveilles.

En 2015, le gouvernement prévoit de réformer le statut des guides touristiques grâce à la loi de simplification des entreprises. Un coup dur pour la profession dont le diplôme ne serait alors plus obligatoire. Hélène Norloff, guide-conférencière professionnelle, effectue en effet un véritable travail en amont avant de faire visiter Paris aux touristes : "Je viens environ 3 fois avant de présenter une exposition. Ces visites sont absolument indispensables".

" L’ubérisation " de la société ne va pas aider la profession. En 2016, des startups se développent et permettent à tout un chacun de s’improviser guides pour quelques heures. On les appelle les "smarts guides" et sont retraités ou encore étudiants. Une initiative qui n'est pas au goût d’Aurélie Aujard, vice-présidente du syndicat national des guides conférenciers : "Si on a en face de nous des gens qui ne jouent pas le jeu, nous font une concurrence déloyale, le métier va mourir".

Chaque année, le meilleur guide du monde est récompensé. En 2017, c’est un Japonais, Yuken Takigaura, qui a reçu cette distinction. Une récompense qu’obtiendra peut-être un jour Jean-Paul, en son temps le plus jeune guide touristique de France. En 1978, du haut de ses huit ans et demi, il présentait l’hôtel de la monnaie de Figeac.

Rédaction Ina le 12/02/2018 à 15:38. Dernière mise à jour le 21/02/2018 à 14:22.
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