Ecrivain, scénariste, résistant, ancien ministre de la culture sous le gouvernement du socialiste espagnol Felipe Gonzalez, Jorge Semprun mourait à Paris le 7 juin 2011, à l'âge de 87 ans. En 1985, sur le plateau "d'Apostrophes", il louait la clarté et la simplicité du français.

Né en 1923 à Madrid, Jorge Semprun est un enfant lorsqu'il quitte avec sa famille l'Espagne en 1936, au début de la guerre civile. Après deux ans passés aux Pays-Bas, sa famille s'installe en France en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le jeune Semprun s'engage dans la résistance française et adhère au Parti communiste espagnol. Arrêté par les Allemands, il est déporté au camp de Buchenwald. A la Libération, il revient vivre à Paris.

Activiste communiste anti-franquiste, il est exclu du PCE espagnol pour "déviationnisme" en 1964. 
Dès lors, Jorge Semprun se consacre à la littérature : "Le grand voyage", "La deuxième mort de Ramon Mercader", "L'écriture ou la vie"... Puis, plus tard "Netchaiev est de retour", "Vingt ans et un jour" sont certaines de ses oeuvres, toutes écrites en Français. En parallèle, il s'essaie aux dialogues et scénarios de cinéma pour Alain Resnais ou Costa-Gavras : "La guerre est finie", "Stavisky", "Z", " L'aveu" sont signés de lui.
Membre du jury Goncourt à partir de 1996, il revient un temps à la politique en acceptant le poste de ministre de la Culture espagnol, sous le gouvernement du socialiste Felipe Gonzalez, en 1988. Mais il quitte ses fonctions trois ans plus tard. 

Jorge Semprun, cet amoureux de la langue française meurt à Paris le 7 juin 2011 à l'âge de 87 ans. 

Rédaction Ina le 08/06/2011 à 09:12. Dernière mise à jour le 07/06/2021 à 10:40.
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