Le 17 octobre 1968, lors des Jeux Olympiques de Mexico, les athlètes américains John Carlos et Tommie Smith brandissaient leur poing ganté afin de dénoncer le racisme envers les noirs aux Etats-Unis. En 2008, John Carlos revenait sur son geste, qu'il ne regrettait pas.

En 1968, John Carlos devenait une icone. 40 ans plus tard, il habite maintenant à Palm Springs, une petite ville du sud de la Californie où il travaille en tant que conseiller pédagogique dans un lycée. Il n'a aucune photographie de cet événement et considère ce geste comme une facette de sa vie. Lors d'un reportage pour le magazine "Complément d'enquête", il expliquait n'avoir aucun regret : "Si il fallait recommencer, cela vaudrait toujours la peine." Le 17 octobre 1968, John Carlos et son compatriote Tommie Smith montaient sur le podium en chaussettes noires sans chaussures. Il expliquait alors : "Les chaussures, je les ai mises sur le podium, car Puma a toujours soutenu les athlètes noirs qui ne pouvaient pas se les payer. Beaucoup ont dit que la marque nous avait payés, j'attends toujours de savoir où est alors l'argent."

La loi sur les droits civiques (Civil Rights Act), signé par le président Lyndon Johnson le 2 juillet 1964 interdisait toute forme de ségrégation dans les lieux publics. Mais la mentalité a du mal à évoluer et à changer aux Etats-Unis. Même après ce geste, John Carlos a eu une vie difficile. Plusieurs employeurs l'ont licencié après avoir découvert qui il était mais l'ancien athlète américain ne regrette rien.

Après avoir été ignorés pendant de nombreuses années, Tommie Smith et John Carlos ont été reçus à la Maison Blanche en 2016 par l'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama.

Rédaction Ina le 15/10/2018 à 10:58. Dernière mise à jour le 15/10/2018 à 11:03.
Sport