Jacques Chirac reste célèbre pour ses nombreuses "petites phrases" qui ont ponctué sa longue carrière politique. Retrouvez une sélection de ces moments de télévision qui ont contribué à façonner l'image d'un homme politique volontiers joueur avec les mots, entre humour et provocation...

1982 : "j'avais un lapin"

Interrogé afin de savoir s'il avait un ours en peluche lorsqu'il était enfant, Jacques Chirac déclare "J'avais un lapin, pour ne rien vous cacher, je n'avais pas d'ours, j'avais un lapin, mais auquel je tenais beaucoup".

1983 : "je ne peux pas supporter le bruit des tronçonneuses"

Lors d'un entretien avec Henry Chapier et Michel Naudy, Jacques Chirac déclare qu'il "ne peux pas supporter le bruit des tronçonneuses".

1985 : "On ne construit pas la grandeur de la France avec de l'eau tiède et du chloroforme"

En 1985, Jacques Chirac est à la tête du RPR, le parti qu'il a créé en 1976. Il est de ce fait le premier opposant au gouvernement socialiste de Laurent Fabius, sous la présidence de François Mitterrand. Lors des journées du RPR à Menton, il raille "le socialisme BCBG que veut nous montrer le Premier ministre" et plaisante sur les récentes mésaventures survenues au Président de la République avec le Concorde et la fusée Ariane. Pour conclure, Jacques Chirac déclare : "je voudrais dire au Premier Ministre et à Monsieur Mitterrand qu'on ne construit pas la grandeur de la France avec de l'eau tiède et du chloroforme."

1986 : "Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui veut porter atteinte aux droits de l’homme" ?

Sur le plateau de L'heure de vérité, le journaliste Albert Du Roy interpelle Jacques Chirac sur la question du respect des libertés individuelles de la part de son gouvernement. Le Premier ministre rappelle alors, avec suffisance et impatience, les actions prises en la matière, avec notamment la création de la Commission Informatique et Liberté et d'un Secrétaire d'état aux droits de l'homme, et termine par cette boutade : ""Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui veut porter atteinte aux droits de l’homme" ?

1988 : "Je ne suis pas disposé à subir le terrorisme intellectuel d'une gauche moralement et intellectuellement décadente"

En 1988, Jacques Chirac se présente aux élections présidentielles. Qualifié pour le second tour face à François Mitterrand, il tient un meeting à Lille le 3 mai au cours du quel il déclare ne pas être "disposé à subir le terrorisme intellectuel d'une gauche moralement et intellectuellement décadente". 

1995 : "Je suis un mangeur de pommes"

Après son échec à la présidentielle de 1988, Jacques Chirac se représente en 1995. Sur le plateau de France 2, interrogé par Alain Duhamel et Arlette Chabot, Jacques Chirac évoque le pommier qui est dessiné sur la couverture de son livre La France pour tous, confessant "j'aime beaucoup les pommes, je suis un mangeur de pommes [...] et j'aime bien le cidre aussi". 

1996 : "What do you want ? Me to go back to my plane and go back to France ?!"

En 1996, le Président Chirac se rend en visite officielle en Israël. Lors de la visite de la vieille ville de Jérusalem, il se heurte aux services de sécurité israéliens chargés de sa protection. Très en colère, le Président interpelle les agents à son contact, d'abord en français puis en anglais (sous titrage à l'écran) : "Je commence à en avoir marre !... Vous voulez que je reprenne mon avion et que je reparte en France ?!... Ce n'est pas une méthode... C'est une provocation..."

1998 : "Et voici l'équipe de France...et la coupe de France...la coupe du monde"

Juillet 1998 : la France est championne du monde de football. Deux jours après la finale, le président de la République a invité à la traditionnelle réception du 14 juillet à l'Elysée l'équipe de France au grand complet, en présence de 4000 jeunes. Alors qu'il entend présenter au public la Coupe du monde, il commet un lapsus en déclarant "Et voici la Coupe de France...la coupe du monde pardon !".

Rédaction Ina le 09/06/2011 à 14:08. Dernière mise à jour le 27/09/2019 à 15:33.
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