L’enfant de la balle

Fernandel, de son vrai nom Fernand-Joseph-Désiré Contandin est né à Marseille né le 8 mai 1903 et mort le 26 février 1971 à Paris.

Enfant de la balle, il abandonne très vite ses études et se fait consciencieusement renvoyer de ses emplois successifs. Dès l’âge de sept ans, il fait des apparitions régulières sur scène aux côtés de son père.

Plus tard, il débute comme chanteur dans des mariages et banquets, puis s’essaye comme comique troupier dans les cafés-concerts, où son profil chevalin surprenant le fait remarquer du public.

Fernandel parle du music-hall marseillais, 1960

En octobre 1926, Fernandel se produit en première partie de programme au cinéma Odéon de Marseille, il est alors repéré par le directeur des établissements Paramount, qui le fait engager pour l'ensemble du circuit.

Marseille. Il évoque son amour du music-hall, 1965

Le succès à Paris

Fernandel arrive à Paris en 1928. Les salles ne désemplissent pas et il enchaîne les contrats.

C’est à cette époque qu’Henri Varna, le directeur du Casino de Paris et du théâtre Mogador le repère. Il l'engage pour la revue d'hiver du concert Mayol. Fernandel et son complice Parisys y interprètent trois sketches intercalés entre les numéros de danse.

Cette fois, c’est le réalisateur Marc Allégret qui, frappé par son physique et sa personnalité, lui offre son premier rôle au cinéma : groom « Le Blanc et le Noir ».

1930 marque ainsi le début de la carrière cinématographique de Fernandel.

En 1964, Fernandel parle du cinéma, du comique au cinéma, de sa relation avec Marcel Pagnol

Monsieur Fernandel, 1964

Durant plusieurs décennies, il va rester l'une des plus grandes stars du cinéma français. Au cours de sa carrière, il attire plus de 100 millions de spectateurs dans les salles.

C’est sans conteste le comique emblématique du cinéma d'après-guerre. Ses films sont devenus des classiques : « Honoré de Marseille », « Le Schpountz », « L'Auberge rouge », « Ali Baba et les Quarante voleurs » ou « La Cuisine au beurre ».

Tournage de La cuisine au beurre, 1963

Sa présence sur l’écran est telle qu’il peut jouer tous les rôles. On se souvient du curé Don Camillo. En 1970, il évoque le dernier film de la série et l’acteur Bourvil. C’est sa dernière interview télévisée.

Dernière interview de Fernandel, 1970

Il a également brillé dans les compositions plus dramatiques notamment dans « La Vache et le Prisonnier », « Naïs » ou « Heureux qui comme Ulysse ».

Facétieux l'acteur accepte de jouer au reporter pour la télé.

Fernandel reporter, 1946

La télévision lui demande en 1971 de parrainer la première édition du journal régional de Provence–Côte d’Azur.

Fernandel parrain du journal régional, 1970

 

Chanteur populaire

Fernandel ne reste jamais très loin de la scène et de ses premières amours. Chanteur populaire, il laisse derrière lui une discographie importante, parsemée de standards tels que « Félicie aussi », « Ignace » ou « Le Tango corse ».

Félicie aussi, 1968 

Au sommet de sa carrière, sa popularité est telle, que le général de Gaulle déclarait qu'il était le seul Français à être aussi célèbre que lui. Son succès ne s'est jamais démenti. 

Rédaction Ina le 24/02/2011 à 18:47. Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 10:27.
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