Le parlement de Bretagne à Rennes, le château de Lunéville ou encore la cathédrale de Nantes, plusieurs bâtiments historiques ont été endommagés par les flammes dans le passé. Retour en images.

Plus de 800 ans d'histoire partis en fumée. Un gigantesque incendie a ravagé une grande partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. La quasi totalité de la toiture de la nef, du choeur et du transept, ainsi que la flèche de la cathédrale ont été détruits par les flammes. Ce mardi matin, "l'ensemble du feu était éteint" a annoncé le porte-parole des pompiers de Paris.

Avant la cathédrale, d'autres bâtiments historiques français ont été endommagés par un incendie au cours de ces dernières décennies. C'est le cas de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes en 1972. Le 28 janvier 1972, un gigantesque incendie embrase la toiture. Comble de l'histoire, c'est un ouvrier qui a oublié d'éteindre son chalumeau. Alors que l'édifice était en pleine rénovation, les dégâts sont considérables. Dans une archive de l'ORTF, le capitaine des pompiers constatait les dommages : " La toiture est entièrement détruite et la charpente aussi. Mais les voûtes n'ont absolument aucun dégât et je pense que ça restera en l'état actuel des choses."

L'incendie du Parlement de Bretagne

En 1994, c'est un véritable spectacle de désolation qui se dresse sous les yeux de Rennais ébahis. Ce 5 février, le Parlement de Bretagne, symbole de la ville est en partie calciné. La cause ? Des fumigènes lancés par 5000 pêcheurs en colère la veille du drame.

"Quand je l'ai vu ce matin, j'ai pleuré. On peut pas y croire. On a l'impression que c'est un cauchemar de voir ça."

                                                                                                           Une riveraine

La veille, plus de 5000 pêcheurs profitent de la venue d'Edouard Balladur à Rennes, alors Premier Ministre, pour contester la baisse du prix du poisson ainsi que les mauvaises ventes. De violents affrontements ont lieu avec les forces de l'ordre et les CRS et plusieurs fusées de détresse sont lancées en direction du Parlement de Bretagne. Alors que le feu couve sous la charpente, la manifestation commence à se calmer. Des heures plus tard, vers minuit trente, des passants signalent l'incendie au Parlement. Au petit matin, les passants sont sous le choc comme en témoignait cette femme au journal de 20 heures  : "C'est une grande perte pour la Bretagne. C'est une grande désolation. Je suis très attristée."

Des milliers de dossiers judiciaires partent en fumée. Le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke est ravagé par les flammes. A la suite du drame, il témoignait : "Il y a un bâtiment extraordinaire qui a été brûlé. [...] Je suis atterré. Pour mon travail, ce n'est pas le plus important." Suite à l'incendie, l'édifice est reconstruit à l'identique et rouvre ses portes en 1999.

Le Palais de Chaillot ravagé par les flammes

En 1997, c'est au tour du Palais de Chaillot à Paris d'être la proie des flammes. Cet ouvrage du 16ème arrondissement de la capitale et construit pour l'exposition universelle de 1937 voit une partie de sa toiture s'effondrer. Le toit venait tout juste d'être rénové. Le musée des monuments français et le musée du cinéma situés dans l'aile Est du palais sont particulièrement touchés mais les pièces de collection ont pu être sauvées.

L'incendie du Château de Lunéville

Il est appelé "le petit Versailles lorrain". Le château de Lunéville, situé à Lunéville en Meurthe-et-Moselle a subi plusieurs incendies au cours de son histoire. En 2003, une fois encore, le feu a commencé à se propager dans la toiture de la chapelle. Selon la journaliste de l'époque, les flammes "ont dévoré pendant plus de 4 heures le château de Lunéville." Le premier étage de l’aile droite du bâtiment, comprenant les salles les plus précieuses de l’édifice vieilles de plus de trois siècles, ne résiste pas aux flammes. Dans cette archive du journal de France 2 de 2003, Michel Closse, maire de Lunéville ne pouvait cacher son émotion : "C'est une catastrophe comme on en a pas eu depuis longtemps. Le château de Lunéville, c'est le symbole du renouveau de Lunéville. [...] Je salue le courage des pompiers."

Suite à l'incendie, le château a fait l'objet d'un important mouvement de mobilisation pour sa reconstruction. Les travaux dont le coût total estimé se monte à plus de 100 millions d'euros, doivent s'achever en 2023.

Jérémie Gapin

Rédaction Ina le 16/04/2019 à 13:07. Dernière mise à jour le 17/04/2019 à 10:05.
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