Playlist de vidéos sur la catastrophe

La construction du barrage

La construction d'un barrage dans la région de Fréjus est envisagée juste après la Seconde Guerre mondiale. L'objectif est la constitution d'un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures. André Coyne, un spécialiste des barrages est sélectionné. Le site choisi est celui de la vallée du Reyran dans le Var (un torrent sec l'été et en crue l'hiver), au lieu-dit " Malpasset ". Le barrage est mis en fonction en 1954.

La montée des eaux

En décembre 1959, des pluies diluviennes provoquent la montée trop rapide des eaux retenues par le barrage. La construction de l'autoroute juste en aval du barrage interdit d'ouvrir les vannes. Rapidement la capacité de l'édifice de retenue est atteinte. Le 2 décembre à 18 heures, les responsables du barrage décident donc de laisser s'écouler un peu d'eau… mais trop tard!

Catastrophe du barrage de Malpasset

Il est 21h13 lorsque le barrage encore rempli à ras bord cède. Alors que la nuit est déjà tombée, une vague de 40 mètres de haut déferle dans l'étroite vallée à la vitesse de 70 km/h. Quelque 50 millions de m3 d'eau se déversent, ravageant campagne et villages et atteignant la ville de Fréjus 20 minutes plus tard.

Le bilan est lourd : 400 morts, des dégâts matériels considérables.

Un bilan dramatique

Le plan ORSEC est immédiatement déclenché. Militaires et hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs portent secours aux survivants et dégagent les corps des victimes.

Quelques jours plus tard, le général de Gaulle, président de la République, venu sur place, découvre une zone totalement sinistrée : la catastrophe a fait 423 victimes. Par ailleurs, 2,5 km de voies ferrées ont été arrachés, 50 fermes soufflées, 1000 moutons et 80 000 hectolitres de vin perdus...

L'origine du drame

De longues années de procédures vont suivre. Expertises et contre expertises sont remises aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. C'est finalement l'emplacement du barrage qui est remis en cause. La roche, quoique de qualité médiocre, semblait suffisamment solide, en théorie, pour résister à la poussée. Mais une série de failles sous le côté gauche du barrage, "ni décelées, ni soupçonnées" pendant la construction faisait qu'à cet endroit la voûte ne reposait pas sur une roche homogène.

Lancement du procès le 21 février 1964.

Suite du procès, 8 mai 1968

Retour en vidéos sur ce désastre d'une ampleur inédite en France.

Rédaction Ina le 01/12/2009 à 10:11. Dernière mise à jour le 09/04/2015 à 17:40.
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