Le Centre Georges Pompidou à Paris présente jusqu'au 26 août 2019 une rétrospective "Bernard Frize". Retrouvons l'artiste en 1999, alors qu'il supervisait l'installation de ses œuvres au Carré d'Art à Nîmes.

Consciencieux, l'artiste discret vérifie l'impact visuel des œuvres sur les cimaises. A chaque espace correspond une période donc une série. "Quelquefois j'ai fait des peintures qui étaient isolées et puis trois, quatre ans ou dix ans après, j'ai commencé à en faire des séries. Simplement parce qu'elles ont trouvé un écho dans le travail qui rendait la série indispensable plus tard. Généralement, c'était un fait annonciateur de ce qui allait se passer plus tard mais qui n'était pas mûr. C'est souvent comme ça que mon travail évolue."

Ses tableaux sont conçus sur les hasards, les métamorphoses de la matière. La résine se mélange à l'acrylique ou à l'encre. L'œuvre est plus maîtrisée qu'elle n'y paraît.

"Ça m'intéresse d'utiliser des matériaux contemporains, par exemple des matériaux solides, des matériaux qui sont les derniers qu'on puisse trouver. Je ne vois pas pourquoi l'activité peinture appartiendrait au passé ! "

Difficile de qualifier le style Bernard Frize, il n'en n'a pas. Il varie selon la nouvelle technique picturale. Le renouvellement du monde visible, c'est la recherche que mène depuis vingt ans ce plasticien.

Rédaction Ina le 23/05/2019 à 17:35.
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