Madrid 312

Les faits

Les attentats sont commis à quelques minutes d’intervalle dans plusieurs endroits de la capitale espagnole. Dans le train qui rejoint le centre de Madrid, des employés et des étudiants. Sur 13 bombes utilisées, 3 n’ont pas explosé. Le bilan humain est catastrophique : les autorités comptent 200 morts et 1400 blessés. Trois jours de deuil national sont décrétés par le gouvernement.

 

Rassemblements populaires

Le peuple espagnol refuse que l’abattement et la tristesse l’emportent. Partout en Espagne, on descend dans la rue contre le terrorisme : 2 millions à Madrid, 1 million à Barcelone, 8 millions dans l’ensemble du pays.

Dans les rues madrilènes,  la jeunesse chante « hijo de puta ». On est bien loin du calme et de la sérénité affichés par les Britanniques après les attentats de Londres en juillet 2005 où, dès le lendemain du drame, chacun reprenait ses activités comme si de rien n’était.

Réactions

Les messages de soutien aux Espagnols sont légion : Parlement européen, Nation Unies, Chancellerie allemande,  Présidence américaine. Fait exceptionnel, le roi Juan Carlos s’adresse au peuple espagnol à la télévision.

                                                                        

L’enquête

Dans un premier temps, pour les autorités espagnoles, la marque de l’ETA semble évidente. Les premiers éléments de l’enquête confirment cette piste. Mais le mode opératoire, la découverte des détonateurs et surtout une lettre d’Al Qaïda vont orienter l’enquête sur la piste terroriste. Nous sommes deux ans et demi après les événements du World Trade Center qui sont encore très présents dans les esprits. L’enquête progresse rapidement. Plusieurs suspects d’origine marocaine sont arrêtés en quelques jours.

Rédaction Ina le 06/03/2014 à 17:32. Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 11:41.
Politique internationale