Naoto Kan, l'ex Premier ministre du Japon qui gouvernait le 11 mars 2011 lorsque la centrale nucléaire de Fukushima perdait trois de ses six réacteurs à la suite d'un terrible tsunami, est en visite pour une semaine en France où il va donner des conférences. Depuis cet accident, il est devenu un militant anti-nucléaire convaincu. Il déclare désormais que l'accident de Fukushima, s'il n'avait pas été circonscrit, aurait pu provoquer l'évacuation définitive de Tokyo et de sa région, avec ses 50 millions d'habitants et détruire ainsi l'économie japonaise.

Ce 11 mars 2011, le Japon était frappé par un tremblement de terre très violent, le plus violent jamais enregistré dans ce pays : 8,9 sur l'échelle de Richter. Le séisme était suivi d'un tsunami qui allait ravager les côtes. Des vagues de près de 10 mètres de haut déferlaient sur la côte nord-est et submergeaient la centrale nucléaire de Fukushima au nord du Japon.

Rapidement le Premier ministre Naoto Kan intervenait dans un bulletin spécial pour rassurer ses compatriotes. "Nous venons de créer un centre de coordination d'urgence, nous allons tout faire pour assurer la sécurité des personnes et limiter au maximum les dégâts."

Au moment où il prononçait ces paroles, on ne connaissait pas encore la gravité de l'accident nucléaire en cours. La centrale allait perdre trois de ses six réacteurs, menaçant la sécurité du Japon.

D'autres déclarations...

Le 15 mars, Naoto Kan parle désormais de"péril" et annonce que "la population autour de Fukushima a été évacuée".

Le 29 mars, le Premier ministre déclare "La situation est telle que nous ne pouvons pas être optimiste. Le gouvernement est en alerte maximum pour gérer les problèmes."

Le 2 avril, il se rend à Fukushima où les techniciens ont découvert des fuites qui s'écoulent dans l'océan sans que l'on puisse les stopper...

Le 6 août 2011, le "très impopulaire Premier ministre" annonce sa volonté pour l'avenir "Je réduirai la dépendance du Japon envers l'énergie nucléaire, avec pour objectif la création d'une société qui ne dépendra pas de l'énergie nucléaire".

Quatre ans après la catastrophe, le 11 août 2015, le Japon annonce la relance du nucléaire. Les Japonais sont majoritairement hostiles et manifestent, parmi eux Naoto Kan : "Nous ne pouvons pas prévoir les accidents et pourquoi ils arrivent mais ici toutes les mesures de sécurité n'ont pas été prises". 

Rédaction Ina le 13/03/2018 à 10:38. Dernière mise à jour le 14/03/2018 à 09:22.
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