A l'occasion du premier salon de la permaculture qui se tient à Paris jusqu'au 27 janvier, partons à la rencontre de deux jeunes maraîchers de l'Eure et découvrons avec eux les avantages de ce mode de culture, respectueux de la nature.

En mars 2016, le 13h00 de France 2 partait à la rencontre d'Edouard Stalin et Linda Bédouet, jeunes maraîchers de la ferme des Rufaux, à Bouquetot dans l'Eure, adeptes de la permaculture. 

Depuis quatre, ils sont installés sur une ancienne terre céréalière en culture intensive. Désormais leur objectif : "enrichir une terre appauvrie grâce à la diversité".

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Le point de départ : de l'agro-foresterie. "On a installé 300 arbres fruitiers, quasiment que des essences locales et on fait des cultures étagées pour optimiser la place. On associe tout", explique le jeune homme.

"Framboisiers sous les pommiers, herbes aromatiques, légumes de toutes saisons. Des centaines de variétés sur un espace limité". A l'extérieur ou sous tunnel, ces agriculteurs cultivent tout en agriculture biologique sous le concept de permaculture, précise le commentaire.

"C'est une agriculture permanente, donc c'est une agriculture qui perdure dans le temps et notamment avec cette importance d'avoir toujours un sol paillé. La couverture, c'est la protection qui permet de protéger la terre et la culture de l'érosion. Du vent par exemple, que l'eau ruisselle moins vite aussi" confirme Linda Bédouet.

Même en période de repos, le sol est bâché, ce qui permet à de précieux auxiliaires de prendre le relais comme l'explique l'agriculteur "un sol où il y a beaucoup de vers de terre, aéré, avec pleins de galeries… on voit toutes les petites racines. Ils sont tous là, ils font des galeries, ils retournent la terre". Il met en garde : "Ne surtout pas retourner la terre. Ceux qui retournent, c'est eux ! " déclare-t-il affectueusement.

Les oiseaux ont également le gîte et le couvert chez eux. Edouard présente la petite maison prévue pour la mésange bleue : "c'est un petit oiseau insectivore. Dès qu'il a ses oisillons au printemps, il prédate les papillons, il prédate les chenilles et aussi les limaces et les pucerons".

"Résultat, pas de pesticide, pas d'engrais chimique. Uniquement les engrais verts de la ferme" souligne la journaliste.

Le seul point noir à l'époque : les revenus du couple : "aucune dette pour le couple mais difficile de se dégager un smic. La vente des paniers bios de saison est encore insuffisante, même si les clients sont de plus en plus nombreux".

Des clients conquis et prêts à se lancer semble-t-il, cet homme l'affirme : "là, vous pouvez reprendre les graines et les faire repartir l'année prochaine, il n'y a pas de soucis. Ça refera les mêmes produits, ça sera aussi bon".

"Des micros fermes qui se développent mais qui nécessitent beaucoup de main d'œuvre et beaucoup d'heures de travail", conclue finalement la journaliste.

Rédaction Ina le 24/01/2020 à 16:22. Dernière mise à jour le 24/01/2020 à 16:29.
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