En pleine polémique sur l'insuffisance de masques en France, Emmanuel Macron visite ce mardi l'une des quatre usines françaises qui produit des masques de protection près d'Angers. En 2009, cette usine était déjà sollicitée pour la fabrication des masques de protection en pleine épidémie de grippe H1N1. 

Cette usine, c'est celle de Kolmi-Hopen, en Maine-et-Loire. En septembre 2009, le JT de 19h du Pays de la Loire s'était rendu sur place. Pour faire face à une éventuelle pandémie de la grippe A, le gouvernement avait alors commandé des vaccins à des laboratoires pharmaceutiques et des masques en grande quantité. Parmi les fabricants, l'entreprise Kolmi de Saint Barthélemy d'Anjou produisait alors 700 000 masques chaque jour 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

Gérard Heuliez, le pdg, soulignait que le chiffre d'affaire allait passer de "17 à 25 millions d'euros et puis un rush tout l'été pour tenir les délais qu'on a assuré à nos clients."

Le risque de pandémie avait fait décoller l'activité de la société angevine, spécialisée dans la fabrication de matériel sanitaire à usage unique. Elle avait même dû investir dans deux nouvelles machines pour répondre à la demande croissante de ses clients distributeurs.

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Gérard Heuliez détaillait sa production : "Dans le cadre de la grippe A on développe des masques chirurgicaux qui sont des masques qui permettent au porteur d'éviter de diffuser le virus et également des masques de protection qui eux par contre protègent le porteur du masque d'éventuels virus ambiants." (masques FFP2)

A l'époque, Kolmi était le dernier fabricant en Europe de masques chirurgicaux. L'entreprise prévoyait d'agrandir sa zone de stockage. Le carnet de production était assuré jusqu'en mai 2010. Les commandes prises en septembre ne seraient livrées qu'en janvier 2010.

Rédaction Ina le 31/03/2020 à 10:39. Dernière mise à jour le 31/03/2020 à 10:45.
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