Le groupe EDF vient d'annoncer que l'EPR coûterait 12,4 milliards d'euros. En 2006, au lancement des travaux, la centrale nucléaire nouvelle génération devait coûter... 3,3 milliards d'euros.

Mercredi 9 octobre 2019, le groupe EDF a annoncé que les nouveaux travaux destinés à réparer les soudures défectueuses allaient occasionner de nouveaux surcoûts : 1,5 milliard d’euros supplémentaires. Une dépense qui porte à 12,4 milliards le budget total du projet.

Débuté en 2006, le réacteur EPR de Flamanville aurait dû être connecté au réseau électrique en 2012. Son coût estimé était alors d'environ 3,5 milliards d’euros. Aujourd'hui, il ne devrait démarrer que vers 2022-2023.

En mai 2006, quelques semaines avant le début des travaux, le président d'EDF présentait le projet qui pouvait fournir l'électricité nécessaire à une ville d'un million d'habitants. Pierre Gadonneix précisait alors que "cette centrale va venir compléter notre dispositif et également préparer l'avenir, le jour où il faudra renouveler les centrales existantes".

"Sur le papier l'EPR est présenté comme produisant plus d'énergie, plus de sécurité et moins de déchets".

Une parole remise en cause par les écologistes qui qualifiaient ce choix "d'erreur énorme", comme Stéphane Lhomme, président de "Sortir du nucléaire" qui alertait sur les risques d'accidents et le danger des déchets nucléaires et du coût du démantèlement.

La fin des travaux étaient estimés à 2012 et la fin de son exploitation à 60 ans.

Rédaction Ina le 09/10/2019 à 09:39. Dernière mise à jour le 10/10/2019 à 16:32.
Economie et société Sciences et techniques