Jacques Chirac a été l'un des premiers hommes politiques à alerter l'opinion internationale sur l'urgence climatique. Son discours de 2002 au Sommet de la Terre à Johannesburg restera dans les annales. Retour sur ce temps fort de l'histoire de l'environnement.

Dans un message posté sur les réseaux sociaux en août dernier, en réaction aux incendies en cours en Amazonie, le président Macron reprenait une phrase prononcée en 2002 par Jacques Chirac "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". 

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Une phrase culte prononcée en 2002, lors du Sommet de la Terre à Johannesburg. Jacques Chirac, dont le conseiller à l'époque n'était autre que Nicolas Hulot, tirait alors la sonnette d'alarme et appelait la communauté internationale à prendre conscience des périls qui menaçaient déjà la planète.

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d'un crime de l'humanité contre la vie". 

A la suite de ce discours, un projet commun avec la Grande-Bretagne avait été évoqué pour dégager des fonds pour aider les pays pauvres.

En coulisses, les Verts ricanaient par la voix d'Yves Cochet qui ironisait : "Jacques Chirac parle d'or mais ne parle pas d'argent."

Nicolas Hulot quant à lui refusait l'échec annoncé : "dans cette immense montagne qui va probablement accoucher d'une souris. Deux ou trois éléments positifs : sur le plan psychologique, je pense que c'est tout de même important, parce que, là, les doutes sont levés. Alors les solutions ne vont pas sortir d'ici, elles vont être suggérées."

Ce sommet représentait à l'époque un espoir pour avoir proclamé "haut et fort" un désir de protection de l'environnement et d'aide au développement...

Rédaction Ina le 23/08/2019 à 17:13. Dernière mise à jour le 26/09/2019 à 12:35.
Economie et société