1 milliard d'euros. C'est la somme promise par Emmanuel Macron pour lutter contre le piratage informatique alors que deux hôpitaux viennent d'en être victimes. Un fléau qui n'est pas nouveau. Déjà en 1998, une clinique avait été victime de cyberattaque.

1998. Internet n'en est qu'à ses prémices et pourtant, le piratage informatique existe déjà. Dans un hôpital parisien, une femme se trouve entre la vie et la mort. Ses fonctions vitales sont gérées informatiquement. Si son cœur lâche, une alarme doit se déclencher. Problème, une nuit, la femme décède sans que l'alarme n'ait retenti. Problème informatique ? Bug technique ? Après des mois d'enquête, l'époux de la victime est arrêté, soupçonné d'avoir éteint l'alarme... à distance par ordinateur. L'histoire digne d'un film d'espionnage est pourtant bien réelle. Dans leur rapport, les policiers parlent « d'une modification criminelles des seuils d'alarme d'une centrale informatique dans un hôpital ». Cet acte intentionnel a même entraîné la mort d'une seconde personne, le voisin de chambre de la victime. Un cas alors inédit en France.

Avec l'avènement d'Internet, de plus en plus de pirates informatiques font leur apparition à cette époque. "On évalue à peu près le niveau de risque d'être découvert mais en général on efface un maximum de traces, parce qu'on est pas visible des autres utilisateurs. On peut se maintenir sur un système pendant plusieurs années." expliquait un hacker le visage masqué. Ces pirates n'hésitent pas à infiltrer des entreprises ou des organisations gouvernementales dans le but de voler des données. Alors dans les entreprises, on s'organise et on tente d'y faire face. "Ils (les hackers) peuvent remporter des victoires mais l'essentiel pour nous, c'est que ça soit des victoires mineures." Des anciens pirates sont mêmes embauchés pour lutter contre les cyberattaques. C'est le cas d'Anthony Zboralski qui a passé 4 mois en prison après avoir piraté des ordinateurs du FBI : "D'après certaines statistiques, la majorité des attaques vient de la part d'un employé ou un stagiaire ou un sous-traitant."

En France, en 2019, la cybercriminalité a coûté 8.6 millions d'euros.

Rédaction Ina le 18/02/2021 à 16:26. Dernière mise à jour le 18/02/2021 à 16:33.
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