Depuis le 20 mai, le contrôle technique des voitures se durcit. Les points de contrôle passent de 123 à 133 et beaucoup d'automobilistes ont anticipé ce changement. En 1992, date de son instauration, c'était un véritable parcours du combattant pour obtenir un rendez-vous dans un centre technique...

En France, ces derniers mois, les centres techniques ont observé une hausse de 30% des rendez-vous avant l'entrée en vigueur du nouveau contrôle technique. Beaucoup plus stricte, il permet notamment l'augmentation des défaillances possibles, passant de 410 à 610. En cause, une directive européenne de 2014 ayant pour objectif de diminuer de moitié les morts sur les routes d'ici 2020. Les visites sont donc plus chères, 20% en moyenne, et plus longues. Enfin, si une défaillance technique est observée, l'automobiliste est obligé de réparer son véhicule dans la journée.

Le contrôle technique des véhicules automobiles existe en France depuis 1992. Réservé pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes, sa durée de validité est de 3 ans pour les voitures particulières. Mais lors de son instauration, les démarches pour obtenir un rendez-vous étaient particulièrement longues. En 1992, dans un reportage de France Régions 3 Nancy, Pascal Vincent, contrôleur et chef de ligne, restait évasif sur son efficacité : "Il manque encore les tampons, les nouveaux imprimés". Un automobiliste trouvait le procédé un peu flou et craignait une amende en cas de non contrôle technique. En Meurthe-et-Moselle, il n'existait que deux centres agréés pour tout le département.

Ce nouveau contrôle technique est le premier acte d'une longue série de mesures. En 2019, de nouveaux contrôles antipollution devraient voir le jour.

Rédaction Ina le 21/05/2018 à 15:12. Dernière mise à jour le 21/05/2018 à 16:21.
Economie et société