Les laboratoires d'analyses médicales sont en grève pendant trois jours pour dénoncer des restrictions budgétaires imposées par l’Assurance-maladie. En 1989, les biologistes étaient déjà en grève. En cause, un arrêté ministériel entraînant une baisse des tarifs.

En septembre, les laboratoires avaient déjà fait une grève partielle d'une semaine. Cette fois, les quatre syndicats de biologistes et de groupes de laboratoires appellent à la fermeture totale des laboratoires de proximité pour une durée de 3 jours. De son côté, l’assurance-maladie reste ferme : une baisse de financement de plus de 10% sur 3 ans. Autrement dit 170 millions d’euros d’économies à réaliser en 2020.

En 1989, c'était un arrêté ministériel qui avait entraîné la fermeture des laboratoires en France. Le Ministère de la santé avait demandé une diminution des tarifs. Conséquence, le prix d'analyse du cholestérol était divisé par deux entraînant une perte de près de 20% du chiffre d'affaire pour les laboratoires. Dans le journal de France Régions 3 Besançon du 18 décembre 1989, Patrice Bonin, président de l'association des biologistes du Doubs, regrettait la situation : "Nous sommes amenés à faire des coupes dans notre gestion, à licencier du personnel et à arrêter le renouvellement de nos appareils. [...] Nous employons 10 personnes, nous avons déjà fait un licenciement. Deux autres personnes sont mises à mi-temps de manière à récupérer deux salaires sur dix." 

En 2019, les patients risquent donc aussi de trouver portes closes pendant trois jours. Pour les cas les plus urgents, ils seront transférés vers l’hôpital public le plus proche.

Rédaction Ina le 22/10/2019 à 12:22. Dernière mise à jour le 22/10/2019 à 16:12.
Economie et société