Selon une enquête de "Maaf Prévention" et publiée par "Le Parisien", un jeune sur trois a déjà pris le volant sous l'emprise de drogue ou d'alcool. En 1987, le problème existait déjà et un patron de discothèque proposait une entrée sans alcool...

"Je conduis moi donc je préfère pas boire. J'ai pas envie d'avoir un accident."

                                                                                   Un jeune en 1987

C'est une phrase que l'on aimerait entendre plus souvent de la part des jeunes en 2018. Selon une enquête réalisée par Maaf Prévention auprès des 18-25 ans et publiée par "Le Parisien - Aujourd'hui en France", un jeune sur trois a déjà pris le volant sous l'emprise de drogue ou d'alcool. Plus grave encore, 23 % d'entre eux n’arrivent pas à dire non à un ami qui a trop bu ou fumé de cannabis et qui propose de les ramener.

Un problème récurrent depuis plusieurs années. En 1987, FR3 Bourgogne s'intéressait à l'alcool au volant chez les jeunes. La plupart des boites de nuit donnaient une boisson alcoolisée avec un ticket d'entrée mais certaines proposaient aussi une entrée avec une boisson non alcoolisée. Une initiative que Francois Trunfio, patron du Chic en Bourgogne, mettait en place du mardi au vendredi : "Je fais des tarifs du mardi au vendredi à 40 francs qui est la boisson non alcoolisée. Ils sont donc plus tentés de prendre une boisson non alcoolisée que l'inverse." 

Alors quand le journaliste demande à Francois Trunfio pourquoi ces tarifs là ne s'appliquent pas le week-end, sa réponse est ambiguë : "Pourquoi pas le week-end ? Si on le fait, on serait obligés de faire deux tickets et ça nous demanderait plus de travail." Du travail en plus mais aussi de l'argent en moins pour ce patron de discothèque. En 2000, c'est une autre sensibilisation qui est encouragée : le plan Vigicarotte. Créé par la Maaf, il sensibilise les jeunes à l'alcool au volant et récompense les conducteurs sobres de 150 euros de cadeaux.

Les chiffres de l'enquête du "Parisien - Aujourd'hui en France" sont d'autant plus inquiétants que les accidents de la route sont toujours la première cause de mortalité chez les 18-24 ans. Pour rappel, si un jeune conducteur prend le volant sous l'emprise d'alcool, les peines peuvent être très lourdes : retrait de permis, immobilisation du véhicule et jusqu'à trois ans de suspension de permis.

Rédaction Ina le 05/12/2018 à 14:56. Dernière mise à jour le 05/12/2018 à 15:13.
Economie et société