La princesse Stéphanie de Monaco est née le 1er février 1965, l'occasion de vous proposer une vidéo de 1986 dans laquelle, tel "un Buddha en herbe", la jeune princesse parvient à conserver une parfaite zénitude face à Philippe Gassot, dans le rôle de l'interviewer intrusif. Séquence relaxation !

En février 1986, à l'occasion du festival du film fantastique d'Avoriaz, sur le plateau de Télé Avoriaz, Philippe Gassot reçoit Stéphanie de Monaco, 21 ans à l'époque. La jeune femme est venue parler stylisme [elle a lancé sa ligne de vêtements], mais le journaliste a visiblement une autre idée derrière la tête et souhaite surtout interroger la princesse sur sa relation aux paparazzis, ou plus largement, sur sa vie privée. Mais rien ne va se passer comme prévu et la jeune femme ne va pas se laisser désarçonner par ses questions plutôt orientées…

Aucune trace d'agacement donc, lorsque Philippe Gayssot lui propose de passer "à un côté plus confidences" et lui demande : "Vous sentez-vous traquée par la presse ?"

Très sereinement, elle lui répond : "Non... dans ma vie de tous les jours à Paris, je ne suis pas traquée. Je mène une vie tranquille. On va à notre bureau, on travaille".

En souriant, elle ajoute : "Je ne suis pas traquée comme une bête noire toute la journée ! Elle ajoute : "Et quand je vais dans des occasions comme ici, où la presse est là, où il y a des occasions de faire des photos, c'est évident que là, c'est plus difficile".

Le journaliste qui visiblement ne prend pas cette réponse pour lui, rebondit en la comparant à une "bête traquée", ce qu'elle réfute calmement, mais fermement : "Non ! Je ne crois pas. Il faut le prendre différemment. C'est normal. C'est l'autre côté, le revers de la médaille d'être quelqu'un de connu. Il faut assumer ça et le supporter et ça passe et voilà... "

Pas de bête aux abois, c'est dommage... alors Philippe Gassot tente une autre approche pour obtenir ses confidences : "Vous passez pour une personne volontaire. Vous acceptez, ou pas, la photo. C'est vrai ?"

Sa réponse ne va pas lui donner de quoi se satisfaire : "Je lui dis non. Je ne veux pas de photo. Et c'est tout !"

Sans doute déçu par cette réponse un peu trop laconique, le journaliste l'interroge à présent sur les romances présumées qu'on lui prête avec des personnalités célèbres. Là encore, pas plus de succès. Stéphanie de Monaco élude : "Mes amours, c'est ma vie personnelle et je crois qu'on n'a pas le droit de trop parler de la vie personnelle des gens".

Mais elle poursuit, plutôt lucide mais sans affect :" Mais ce qu'il y a, c'est que je suis une fille de 20 ans et j'ai le droit de vivre comme toute fille de 20 ans ! Et si je n'étais pas connue, on n'en parlerait pas et ça serait normal. Mais comme je suis connue, tout le monde en fait un scandale et quelque chose d'inhabituel. Et ça, c'est dommage".

L'interviewer tente une dernière question sur sa réaction éventuelle face à des photos volées qui pourraient la blesser. La princesse, toujours imperturbable esquive : "Je tourne la page !"

Philippe Gassot, chez lequel on sent poindre une pointe de frustration, lui demande à présent, si elle supportera un avenir placé en permanence sous le feu des projecteurs. C'est cette fois amusée qu'elle conclut l'interview : "Ne vous inquiétez pas pour moi. Je bouge très bien et ça ne m'empêche pas de faire ce que j'ai envie de faire."

L'entretien s'achève par un sourire entendu de cette jeune princesse de 21 à peine, qui aura donné à Philippe Gasso, non pas un scoop, mais une leçon de "zen attitude" !

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Rédaction Ina le 30/01/2020 à 19:10. Dernière mise à jour le 30/01/2020 à 19:24.
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