Le 28 juin 1984, France Régions 3 Clermont-Ferrand, consacrait un long reportage à Michel Charasse intitulé "Le style Charasse ou l'éminence rose". A l'époque, sous la gouvernance de François Mitterrand, il était conseiller auprès du secrétaire général de l'Elysée.

La caméra le suit dans ses activités en Auvergne en tant que sénateur-maire de Puy-Guillaume. On le découvre également dans son rôle à l'Elysée, mais également dans le privé, dans sa maison, avec son épouse ou son chien Safran...

Voici quelques phrases picorées ça et là dans ce portrait de l'homme politique.

Savoir dire non !

"Les gens ont parfois le sentiment d'une injustice lorsqu'on ne leur donne pas satisfaction… et souvent, on a de bonnes raisons de ne pas pouvoir. Des raisons légitimes qui touchent à l'intérêt général. Et lorsqu'ils quittent mon cabinet en disant que c'est injuste, je suis très peiné".

Sur son rôle de maire…

 "Je décide les choses avec l'autorité nécessaire".

Quid du socialisme ?

"Le socialisme n'est pas la pagaille !"

"Nous la gauche, nous avons la vocation d'être les pompiers de service quand la maison brûle"

Son rôle à l'Elysée…

"J'ai été très surpris, très flatté, très content et très embêté…"

"Il n'y pas d'éminence grise. Nous sommes confinés ici dans la nécessité d'être discrets". Il n'en dira pas plus...

 

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Sa maison, l'argent...

"C'est pas le socialisme, c'est une occasion. En 1979, j'ai acheté ça, pour un prix raisonnable… Je ne suis pas un homme d'argent. Je n'ai pas d'envies particulières"

Lui par son épouse…

"Il aime la musique, le cinéma, buller… en vacances, il s'ennuie…"

Lui dégustant du jambon…

"Moi personne ne pourra jamais dire que j'ai menti. Je dis la vérité. Quand un type est un con, je ne vais pas lui faire des ronds de jambe. Je lui dis : "vous êtes un con !" Il a le droit de penser la même chose de moi".

"La seule chose qu'on peut nous reprocher, c'est de ne pas avoir été rigoureux assez tôt". "Moi je crois au suffrage universel. C'est lui qui tranche".

"Le jour où je ne plairai plus, je m'en irai".

A propos de Valéry Giscard d'Estaing…

"Giscard, il n'a pas eu de chance dans sa vie. Il n'a pas eu la chance de souffrir".

La dernière fois qu'il a pleuré ?

"Le soir des présidentielles (de 1981) c'était pour moi l'aboutissement de 20 ans de combat, 20 ans de ma vie".

L'Assemblée nationale…

"C'est une assemblée qui joue le rôle d'opposant. Ce qui n'est pas forcément pour me plaire mais c'est dans la nature même du régime démocratique qui nous régit".

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Rédaction Ina le 21/02/2020 à 14:10. Dernière mise à jour le 21/02/2020 à 14:17.
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