Le 20 mai 1983, le virus du Sida est découvert. Depuis, la maladie a fait plus de 40 millions de morts et 10 millions de malades n'ont toujours pas accès aux soins. Mais des réels espoirs demeurent et les traitements progressent. 

Dépistage

Près de 40 millions de morts depuis 1981 : le sida reste une urgence de santé internationale. Chaque 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, rappelle la responsabilité de tous. En effet, le virus tue toujours et il est plus que temps que chacun soit sensibilisé. Que chacun, à son échelle, puisse enrayer la maladie.
Actuellement on constate un relâchement de la prévention.
En France, si le sida reste un problème de santé publique majeur, c'est à cause d'un relâchement des comportements. Pourtant, quiconque a un doute peut faire un test anonyme et gratuit dans les centres de dépistages. Depuis 2011, le résultat peut être obtenu dans la journée. Il faut bien entendu aussi éviter les rapports non protégés, mais surtout lever le tabou et continuer d'informer les populations et les jeunes en particulier.

Une approche parfois maladroite

La perspective d'un vaccin se rapproche mais le seul espoir pour stopper l'avancée de la maladie reste donc la prévention des comportements à risque. En effet, la maladie a augmente très rapidement dans les pays pauvres, à cause d'un manque certain d'information. La prévention et la sensibilisation sur place sont donc toujours nécessaires, mais elles se heurtent parfois aux conditions de vie locales.
Par exemple, en Afrique, où la communauté chrétienne est importante, plusieurs associations internationales ont dénoncé il y a quelques années la promotion d'une politique de l'abstinence, au détriment de celle des préservatifs. Une approche qui peut se révéler dangereuse quand on sait que le continent regroupe deux tiers des personnes infectées dans le monde.

L'accès aux traitements

Du côté des bonnes nouvelles, le rapport Onusida 2011 note que les nouvelles infections à VIH ont affiché une baisse de 21 % dans le monde entre 1997 et 2010. On constate une forte progression de l'accès au traitement dans le monde (47% des personnes éligibles y ont accès).
Les quelques milliards investis durant ces dernières années ont permis de mettre sous traitement cinq millions de malades. Par ailleurs, on remarque que les courbes d'évolution de l'épidémie commencent à se stabiliser, voire de diminuer dans de nombreux pays. Il n'en reste pas moins qu'un traitement anti-rétroviral doit être continué à vie. Et si plus de 30% des malades dans le monde ont accès à ce traitement, 10 millions n'en bénéficient toujours pas.

Les espoirs

En mai 2011, un essai clinique international publié aux Etats-Unis a démontré qu'un traitement précoce avec des anti-rétroviraux éliminait quasiment le risque de transmission du sida par des personnes séropositives. Pris assez tôt, ce traitement réduirait de 96% le risque d'infecter un partenaire sexuel sain. Une excellente nouvelle saluée par l'OMS et l'Onusida. Les tests concernant un vaccin avancent. Mais, encore une fois, tout l'enjeu résidera dans l'accessibilité des traitements.

Rédaction Ina le 26/11/2006 à 00:00. Dernière mise à jour le 15/05/2018 à 11:12.
Médecine, Santé