Umberto Eco mourait il y a cinq ans, à l'âge de 84 ans. L'intellectuel italien, à la fois sémiologue, spécialiste de philosophie médiévale, critique littéraire, était également un écrivain apprécié du grand public. Le 23 juillet 1982, il était l'invité de Bernard Pivot sur le plateau d'Apostrophes pour parler de son premier roman, Le Nom de la Rose (publié en 1980 en italien et en 1982 dans sa traduction française). Les invités de Pivot, et notamment Hector Bianciotti, semblaient captivés par cette histoire mêlant enquête policière et histoire médiévale.

En l’an de Grâce 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie sise au sommet d’une plaine morne et humide, des moines sont retrouvés assassinés. L’un après l’autre, ils disparaissent dans des circonstances suspectes et sont retrouvés dans des mises en scènes macabres évoquant les récits de l’Apocalypse. Le héros, Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, et son novice, Adso de Melk, mènent l’enquête…

Lorsque Umberto Eco décide d’écrire ce premier roman, en 1980, il mélange ses passions pour le Moyen Age, la littérature, la symbolique, en un polar fascinant et plein d’érudition. Le succès est immédiat, tant le lecteur est captivé par cet univers proche et lointain à la fois, par cette enquête fascinante dont les ressorts paraissent échapper aux règles traditionnelles du roman policier.

Rédaction Ina le 15/02/2021 à 17:00. Dernière mise à jour le 19/02/2021 à 10:31.
Art et Culture Littérature