Le 30 mars 1981, le président Ronald Reagan est victime d'une tentative d'assassinat, qui le blesse, ainsi que trois autres personnes de sa suite. Le lendemain, Antenne 2 recueillait les réactions d'Américains « inquiets face à ce feuilleton bien réel ».

Le 30 mars 1981, le nouveau président Ronald Reagan est victime d'une tentative d'assassinat à sa sortie de l'hôtel Hilton de Washington, où il vient de prononcer un discours. Un homme tire six coups de feu dans sa direction, le blessant, ainsi que trois autres personnes, le policier Thomas Delahanty, le garde du corps Tim McCarthy, et le porte-parole de la Maison-Blanche James Brady (qui mourra des suites de ses blessures, en 2014). Le président est opéré et vite remis sur pieds.

Quant au tireur, il est immédiatement appréhendé par la police, qui découvre à son domicile le mobile de son crime. John Warnock Hinckley, Jr., un jeune extrémiste déséquilibré de 25 ans, projette depuis des mois d'attenter à la vie du président pour impressionner l'actrice Jodie Foster, dont il est obsessivement épris, en s'inspirant du film Taxi Driver.

Au lendemain de l'attentat, le 31 mars 1981, Antenne 2 interroge des Américains dans les rues de Washington pour sonder l'opinion du pays : « Ce pays est complètement à côté de la plaque, ils sont toujours en train de parler du contrôle des armes, mais ils ne font jamais rien » remarque cet homme qui pointe du doigt l'hypocrisie de l'Amérique vis-à-vis des armes à feu. D'autres espèrent que cet acte isolé « ne fera pas un effet boule-de-neige, incitant d'autres fous à tirer sur le président ». Une femme regrette de « ne pas se sentir en sécurité dans les rues d'Amérique », pointe la responsabilité du « port d'armes » et questionne la violence véhiculée par la « télévision ». 

Rédaction Ina le 29/03/2021 à 17:31. Dernière mise à jour le 29/03/2021 à 17:32.
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