Paris souhaite inscrire ses célèbres toits aux mille nuances de gris au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Connus du monde entier, les toits de la capitale sont en concurrence avec la baguette et une fête du Jura. En attendant la décision ministérielle, grimpons sur les toits de l'opéra de Garnier...

C'est fin mars que Roselyne Bachelot, ministre de la culture, doit rendre son verdict pour la candidature française au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Une de nos trois traditions, parmi la baguette, la fête traditionnelle viticole du Biou d'Arbois et les toits en zinc de Paris, sera finalement retenue.

La candidature des toits de la capitale n'est pas nouvelle. Déjà, en 2015, un sujet du journal télévisé de France 2 faisait état de cette volonté de valoriser auprès de l'Unesco ces couleurs si particulières, prisées du monde entier, et en particulier des photographes. Ses mille nuances de gris, Paris les doit à l'utilisation de trois matériaux.

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Le zinc tout d'abord, qui est le métal le plus emblématique de la capitale. Il fut choisi au milieu du XIXe siècle lors des grands travaux d'aménagement du baron Haussmann pour couvrir les charpentes des nouveaux immeubles. D'un gris plus foncé que le zinc, on trouve aussi de très nombreuses couvertures en ardoise. Enfin, entre le gris et le vert, il y a le cuivre, qui couvre par exemple l'église de la Madeleine et l'opéra. De couleur rouge à l'origine, le cuivre prend cette coloration vert-de-gris avec l'oxydation. 

En 1979, lors de travaux de restauration du palais Garnier, une équipe de l'équipe de l'émission Des hommes suivait des couvreurs-zingueurs sur les toits du monument. De-là, une vue imprenable sur la beauté des toits de la capitale...

Rédaction Ina le 18/02/2021 à 12:43. Dernière mise à jour le 19/02/2021 à 10:38.
Economie et société