Le 17 octobre 1979, Mère Teresa recevait le prix Nobel de la paix. Surnommée "La Sainte des pauvres", ou "Le bulldozer du Christ", elle œuvra pendant plus de 40 ans auprès des déshérités de Calcutta, en Inde. Hommage.

Après toute une vie passée auprès des pauvres, malades et mourants des bidonvilles de Calcutta, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la Paix le 10 décembre 1979. Toujours humble elle déclare : "Je pense que ce prix est un don à partager. Il permettra de donner un toit à ceux qui n'en ont pas, de donner de la nourriture à ceux qui ont faim, de vêtir ceux qui sont nus et de prendre soin de la multitude des malades et des mourants car notre ordre s'étend maintenant un peu partout dans le monde".

Son parcours est plus qu'atypique. Fille d’ agriculteur, née Agnès Gonxha Bojaxhiu à Skopje (Macédoine) le 26 août 1910, la religieuse catholique d'origine albanaise rejoint à 18 ans l’Irlande et le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette. Un an après, en 1929, elle arrive en Inde pour y enseigner la géographie et le catéchisme aux jeunes filles de la bonne société locale.

La congrégation des Missionnaires de la Charité

En 1937, elle prononce ses vœux puis devient directrice des études dans une école réservée aux classes supérieures. Mais bouleversée par la misère, elle quitte le couvent en 1948 pour s’installer au cœur des bidonvilles de Calcutta. Elle adopte la sari blanc bordé de bleu pour se fondre dans la population puis fonde en 1950 la congrégation des Missionnaires de la Charité. Un an après, elle acquiert la nationalité indienne.

Une vie dédiée aux autres

Dès lors et sans relâche, ce petit bout de femme, sollicite de l’argent auprès des plus grands de ce monde et l’obtient. Et ainsi, durant plus de 40 ans, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants d'abord en Inde puis dans d'autres pays, en « exportant » ses Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, survenue le 5 septembre 1997, on dénombrait 610 missions dans 123 pays incluant des soupes populaires, des centres d'aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d'accueil pour les personnes atteintes de maladies (lèpre, sida, tuberculose).

Des récompenses pour une religieuse en proie aux doutes

Elle est béatifiée par le pape Jean Paul II le 19 octobre 2003. Même si face à tant de douleurs, de souffrances, et parce que dans la foi, il n’y a aucune évidence, la religieuse n’aura de cesse au cours de son existence d’exprimer ses doutes et de laisser transparaître une croyance vacillante.

Béatification de Mère Teresa, 19 octobre 2003

Pour aller plus loin

Playlist de vidéos sur mère Teresa

Rédaction Ina le 26/08/2010 à 09:03. Dernière mise à jour le 09/10/2019 à 17:10.
Religion