Emmanuel Macron rencontre ce jeudi le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) pour réfléchir aux réponses à apporter aux incivilités et pollutions engendrées par le tourisme sur le Mont Blanc. Une surfréquentation qu'on déplorait déjà en 1976.

« Les hurluberlus continuent de polluer la voie royale d'accès au Mont-Blanc ». Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains, ne décolère pas devant les nombreuses incivilités et aberrations qu'il constate tous les jours sur le Mont Blanc, victime de son succès touristique.

Car depuis plusieurs décennies, le Mont-Blanc est une véritable poubelle, englouti sous des déchets laissés par les visiteurs de plus en plus nombreux. Dans ce reportage de France Régions 3 Lyon diffusé en 1976, un homme dénonce le manque de civilité de certains alpinistes : "Le Mont-Blanc est de plus en plus fréquenté. Parmi les alpinistes, il y a des gens négligents. [...] A mon avis, c'est un problème d'éducation et de respect de la nature." 

La rencontre entre le Président et le maire de Saint-Gervais devrait étudier la question des pratiques autorisées au-delà d'une certaine altitude. La solution pouvant être de n'autoriser que l'escalade et le ski de randonnée, c'est-à-dire de redonner au Mont Blanc sa vocation originelle, en empêchant que le sommet de l'Europe ne se transforme en un parc d'attraction. Pour le maire de Saint-Gervais, dont les propos sont rapportés dans les colonnes du Parisien, « si on interdit d'y faire du vélo, il y aura toujours un hurluberlu pour dire qu'on peut y faire du tricycle. Mieux vaut acter que seules les activités liées à l'alpinisme et au ski de randonnée y sont autorisées. »

Rédaction Ina le 04/09/2018 à 16:22. Dernière mise à jour le 12/02/2020 à 16:50.
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