Cinq mois après son entrée en vigueur, la réforme des aides personnelles au logement (APL) en est à son premier bilan. Le calcul des ressources allouées concerne 6 millions de ménages modestes, dont 40 % sont sous le seuil de pauvreté. L'occasion de revenir sur les débuts de cette mesure sociale, en 1976-1977. 

Cinq mois après son entrée en vigueur, la réforme des APL en est à son premier bilan. Le calcul des ressources allouées, qui est désormais plus proche de la situation réelle des allocataires, en prenant en compte les 12 derniers mois et non plus les 24 mois comme auparavant, concerne 6 millions de ménages modestes, dont 40 % sont sous le seuil de pauvreté. Selon un bilan provisoire, le gouvernement dressant officiellement un premier bilan au mois de juillet, la réforme a induit une perte de revenus pour 41 % des allocataires, en raison du nouveau calcul, principalement parce que ces personnes ont vu leurs revenus augmenter en 2020. A contrario, 26% des bénéficiaires ont vu leurs allocations augmenter.

C'est en 1977 que le gouvernement introduit les aides personnelles au logement, par la loi "Barre". Un an auparavant, le 22 juillet 1976, le secrétaire d'état au logement Jacques Barrot esquissait cette réforme à venir en insistant sur l'aspect social de cette mesure : « Elle veut mettre fin à des situations que nous jugeons insupportables ». L'idée principale de cette réforme par rapport aux aides préexistantes était de prendre en compte les revenus réels d'une personne ou d'un foyer : « l'aide personnelle, qui tient étroitement compte des revenus, essaye d'aller dans le sens d'une plus grande justice appliquée à chacun pour atteindre ses objectifs ».

Rédaction Ina le 09/06/2021 à 14:56. Dernière mise à jour le 09/06/2021 à 15:06.
Economie et société