Une vague de chaleur extrême s'abat sur la France cette semaine. En 1976, la France avait été touchée par une canicule intense et longue. Les Français avaient alors changé leurs habitudes, consommant moins de pain, se ruant sur les ventilateurs, et mangeant plus frugalement. Sauf lorsque l'envie de la choucroute était vraiment trop forte ! 

« On vend beaucoup moins de pain, [...] la moitié de ce que l'on vend d'habitude ». Pour cette boulangère, la canicule de 1976 est un crève-coeur. En plus des conditions de travail particulièrement difficiles qu'on imagine près du four, les fortes chaleurs riment également avec des surplus de pains invendus. Et contrairement à l'hiver, ce pain qui va durcir ne peut être réutilisé : « l'hiver, on fait du pain grillé quand on a du pain de reste, mais là vu les chaleurs les gens ne prennent pas de pain grillé, on ne peut rien faire de ce pain »

Dans la restauration aussi, on ressent fortement la canicule. Pour ce chef, « les clients souffrent de la chaleur ». Mais pas question de jeûner, il suffit de s'adapter aux températures en mangeant plus frugalement : « il faut dire que maintenant ils mangent beaucoup plus de crudités, de fruits de mer, des langoustines, des huîtres, beaucoup de choses rafraîchissantes ».

La tendance semble assez claire, « les gens mangent beaucoup moins ». Mais toute règle a ses exceptions, et il arrive à notre restaurateur de servir un plat bien moins digeste : « nous avons servi cette semaine de la choucroute, je suis étonné, mais il s'agissait peut-être d'une envie...»

L'envie, en période de canicule, se manifeste beaucoup dans les magasins d'électroménager, où les ventilateurs partent comme des petits-pains. A écouter cette vendeuse, c'est la « ruée sur ces appareils ». Heureusement, il reste toujours les « réfrigérateurs et les congélateurs » pour se rafraîchir...

Rédaction Ina le 24/06/2019 à 12:19. Dernière mise à jour le 24/06/2019 à 12:32.
Economie et société