A partir de ce mercredi, une partie de l’A48 dans la région de Grenoble proposera une voie consacrée au covoiturage. Une pratique en voie de développement en France, dont les premières expérimentations remontent pourtant aux années 1970.

Un sujet du journal télévisé du 5 janvier 1970 consacré au fléau des embouteillages en milieu urbain se fait l'écho des premières expérimentations en France d'une pratique venue des Etats-Unis : le "car pool", l'ancêtre de notre covoiturage. La caméra suit trois amis, collègues d'une même entreprise. Ils habitent dans l'ouest de la banlieue parisienne. Tous les matins, l'un deux se charge du covoiturage afin de gagner le bureau dans la même voiture. Bénéfice : le coût en essence et le partage d'un moment convivial. Certes, le conducteur reconnaît également des défauts à expérience, comme la possibilité de « retards » ou d' « absences pour maladie » ou encore le fait de devoir « partir dans la journée ». Mais au final, la pratique est jugée globalement positive par le conducteur interviewé, un avis renforcé par le commentaire du journaliste qui insiste sur la nocivité de l'automobile en terme de pollution : « L'auto pollue. C'est un moyen de transport urbain inefficace, dangereux pour le corps et pour l'esprit ».

Il faudra encore de nombreuses décennies pour que le covoiturage commence à s'imposer dans le débat public et dans la réalité des pratiques automobiles. La France, même si elle reste à la traîne par rapport aux Etats-Unis, est le pays d'origine de Blablacar, société fondée en 2004 et leader mondial du covoiturage.

Rédaction Ina le 30/09/2020 à 16:52. Dernière mise à jour le 06/10/2020 à 18:40.
Economie et société