Traditionnellement, Paris se vide de ses habitants au mois d'août. La frénésie habituelle de la capitale est mise entre parenthèses, une pause qui permet à ceux qui restent d'y prendre du bon temps. En août 1969, l'émission Face à l'événement recueillait le témoignage de stars du showbiz amoureuses de Paris au mois d'août.

« L'enquête » débute dans la grande salle de la Brasserie Lipp, qui fut, selon son directeur Marcellin Cazes, l'un des tous premiers établissements de la capitale à rester ouvert pendant le mois d'août, une démarche qui rencontrait « le succès dès la première année ». Attablé à une grande table autour de laquelle dînent un grand nombre de personnalités du cinéma et de la culture, l'acteur Marcel Dalio, affublé de lunettes de soleil, dit retrouver l'ambiance de la chanson Paris au mois d'août [de Charles Aznavour]. Pierre Brasseur, quelque peu éméché, confesse son penchant pour les soirées au restaurant en extérieur, mais regrette qu'on « y mange tellement ».

François Périer, quant à lui, s'enthousiasme devant la liberté de circulation et les découvertes qu'elle permet : « Je m'arrange toujours pour être à Paris au mois d'août, parce que je trouve que c'est un des moments où l'on profite le plus de cette ville. Par exemple l'autre jour, j'ai eu un moment de liberté, j'avais quelques courses à faire. J'ai pris ma voiture, ce que je ne fais jamais habituellement, et j'ai pu la garer devant tous les magasins où j'avais à faire. Ce qui vraiment est un rêve pour un Parisien à l'heure actuelle, en général irréalisable. C'est une ville que j'adore et je crois qu'on en profite beaucoup mieux précisément dans ce mois exceptionnel. Il y a des tas de choses qu'on découvre et qu'on voie et qui nous sont cachées tout le reste de l'année. »

Rédaction Ina le 12/08/2020 à 13:14. Dernière mise à jour le 12/08/2020 à 15:08.
Economie et société